dimanche 1 décembre 2013

PONTOIS

Famille issue de la judicature de Bourges, installée à Poitiers à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle.



§ Ier.

1. — PONTOIS (Pierre), notaire à Bourges (Cher), fut l'époux de Claude Grandjean, et en eut :
  1. Louis, qui suit ;
2. — PONTOIS (Louis), conseiller du roi et notaire à Bourges, naquit vers 1687 et fut inhumé le 28 juin 1751 à Saint-Pierre-l'Hospitalier de Poitiers. Il avait épousé, le 14 janvier 1719, à Saint-Médard de Bourges, Anne Voisin (prénommée Antoinette à Poitiers), née vers 1693 et inhumée le 17 février 1771 à Saint-Paul de Poitiers, fille de François et d'Anne Cardière. De leur union, ils eurent :
  1. Anne, baptisée le 27 octobre 1719 à Saint-Médard de Bourges et décédée le 7 février 1806 à Poitiers, avait épousé, le 27 mai 1760, à Saint-Barthélémy de la Rochelle, Anne Legall, marchand libraire, né vers 1721 à Saint-Louis de la ville de Brest ;
  2. Marie Claude, baptisée le 4 octobre 1720 à Saint-Médard de Bourges ;
  3. Joseph, qui suit ;
  4. autre Anne, baptisée le 26 décembre 1725 à Saint-Bonnet de Bourges ;
  5. Magdeleine, baptisée le 13 juillet 1727 à Saint-Bonnet de Bourges ;
  6. Catherine, baptisée le 12 octobre 1728 à Saint-Bonnet de Bourges ;
  7. Françoise, baptisée le 12 mai 1730 à Saint-Bonnet de Bourges ;
  8. Marie, baptisée le 14 novembre 1731 à Saint-Bonnet de Bourges et décédée le 1er messidor de l'an VIII à Poitiers, avait épousé, le 17 novembre 1760, à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers, Alexandre Hippolyte Marquet, décédé le 20 fructidor de l'an XII à Poitiers, fils de Pierre, procureur, et de Marie-Magdeleine Ligonnière ;
  9. Anne Geneviève, baptisée le 8 novembre 1732 à Saint-Bonnet de Bourges ;
  10. Esme, baptisé le 21 mai 1734 à Saint-Bonnet de Bourges et inhumé le 27 suivant au même lieu ;
  11. Marie Solange, baptisée le 11 juin 1738 à Saint-Bonnet de Bourges, épousa, le 22 septembre 1760, à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers, Jean Leconte, avocat au siège royal de Saint-Maixent, veuf de Louise Paillé et fils de François, avocat en parlement et conseiller à Saint-Maixent, et de Marie Thévin ;
3. — PONTOIS (Joseph), archiviste de l'ordre de Malte au prieuré d'Aquitaine, avait épousé, le 3 juillet 1753, à Sainte-Triaise de Poitiers, Jeanne Chaigneau, née vers 1733 et décédée le 13 prairial de l'an II à Poitiers, fille de Jean et de Marie Nérault. De leur union, ils eurent :
  1. Antoinette, baptisée le 16 juin 1754 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers et inhumée le 19 suivant à Saint-Pierre-l'Hospitalier de la même ville ;
  2. Pierre Joseph, baptisé le 19 août 1756 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers ;
  3. Pierre René, baptisé le 12 août 1757 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers ;
  4. Louis Joseph, baptisé le 25 aout 1758 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers ;
  5. Marc Jean, baptisé le 6 novembre 1759 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers ;
  6. Jean Augustin, qui suit ;
  7. Alexandre Hippolyte, baptisé le 23 janvier 1762 à Saint-Paul de Poitiers et inhumé le 24 novembre suivant à Saint-Saturnin, en nourrice et sous le prénom de Louis ;
  8. Jean Honoré, rapporté en § II. ;
  9. Radégonde Geneviève, baptisée le 9 mai 1765 à Saint-Paul de Poitiers et inhumée le 24 août 1767 au même lieu ;
  10. Jeanne Louise, baptisée le 1er août 1766 à Saint-Paul de Poitiers, décéda célibataire le 25 mai 1838 en la même ville ;
  11. Jean Alexandre Janvier, baptisé le 19 septembre 1767 à Saint-Paul de Poitiers et inhumé le 18 novembre 1768 à Saint-Jean-l'Évangéliste de la même ville ;
  12. Julie Scholastique, baptisée le 11 février 1769 à Saint-Paul de Poitiers, fut religieuse et mourut le 18 avril 1852 dans la communauté des Dames religieuse de Sainte-Croix ;
  13. Céleste Ursule, baptisée le 23 avril 1775 à Saint-Paul de Poitiers et inhumée le 23 août 1784 au même lieu ;
4. — PONTOIS (Jean Augustin), né le 3 janvier 1761 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers et décédé le 1er fructidor de l'an XII en la même ville, fut archiviste de la préfecture de la Vienne. Il avait épousé, le 3 germinal de l'an II, à Mignaloux-Beauvoir, Jeanne Zoé Grémion, décédée le 1er août 1829 à Poitiers, dont il eut :
  1. Alexandre Charles Auguste, avocat près la cour royal de Poitiers en 1843, naquit le 2 fructidor de l'an IV à Poitiers et y mourut 19 septembre 1870. Il fut également bâtonnier de l'ordre des avocats, adjoint au maire de Poitiers et chevalier de la Légion d'Honneur. Il avait épousé, le 13 décembre 1843, au même lieu, Zoé Félicité Pontois, sa cousine, fille de Jean Honoré et de Félix Louise Radégonde Renault (voir 4ème degré, § II.) ;
  2. Louise Adèle, née vers 1798 et décédée le 26 février 1872 à Poitiers ;
  3. Jean Henri, né le 15 fructidor de l'an VII à Poitiers et décédé le 10 janvier 1816 audit lieu ;
  4. Julie Marguerite Zoé, née le 1er thermidor de l'an IX  à Poitiers ;
  5. Jules Gabriel, né le 8 thermidor de l'an X à Poitiers et décédé le 7 janvier 1817 audit lieu ;
  6. Louise Aline, né le 15 frimaire de l'an XII à Poitiers et décédée le 5 nivôse suivant ;

§ II.

4. — PONTOIS (Jean Honoré), fils de Joseph et de Jeanne Chaigneau (3ème degré, § Ier.), fut baptisé le 13 mai 1763 à Saint-Paul de Poitiers et mourut le 11 novembre 1831 à Thouars, où il fut officier principal du collège dudit lieu, après avoir été celui du collège de Bressuire. Il avait épousé, le 18 pluviôse de l'an II, à Poitiers, Félix Louise Radégonde Renault, née vers 1775 et décédée le 21 janvier 1855 à Poitiers, fille de Louis Gabriel et de Marie-Anne Faulcon. De leur union, naquirent :
  1. Michel Auguste, né le 4 nivôse de l'an III à Poitiers et décédé le 6 courant au même lieu ;
  2. André Honoré, né le 21 pluviôse de l'an IV à Poitiers et mort le lendemain audit lieu ;
  3. Michel Honoré, qui suit ;
  4. Julie Victorine, religieuse, née le 3 frimaire de l'an VII à Poitiers et décédée le 8 janvier 1880, rue Raison-Partout, en la communauté des dames de Sainte-Croix ;
  5. Zoé Félicité, née le 17 messidor de l'an VIII à Poitiers et morte le 8 mars 1883 au n°16, rue de la Prévôté, à Poitiers, épousa 1°) le 7 décembre 1831, à Poitiers, François Vesque, maire de Vernon, décédé le 20 septembre 1841 audit lieu, puis 2°) le 13 décembre 1843, à Poitiers, son cousin Alexandre Charles Auguste (5ème degré, § Ier.) ;
  6. Louise Alexandrine, née le 8 fructidor de l'an IX à Poitiers et décédée le 27 germinal de l'an XI ;
  7. Augustine Radégonde, née le 16 vendémiaire de l'an XI à Poitiers, institutrice, mourut célibataire le 11 novembre 1861, rue Saint-Paul, même ville ;
  8. Auguste Félix, né le 4 frimaire de l'an XII à Poitiers, fut prêtre et mourut le 11 septembre 1849 au même lieu ;
  9. Paulin, rapporté en § III. ;
  10. Joseph Guillaume, né le 8 septembre 1806 à Poitiers ;
  11. Marie Jean Benjamin, né le 17 mai 1809 à Poitiers, professeur à Saintes en 1836 ;
  12. Chérie Louise, née le 11 août 1810 à Poitiers et décédée le 21 novembre 1838 audit lieu ;
  13. Victor Fortuné, né le 9 mai 1811 à Poitiers ;
  14. Clément, né le 23 novembre 1812 à Bressuire ;
  15. Marie Alexandrine, religieuse, née le 27 mai 1814 à Bressuire, mourut le 4 novembre 1889 au monastère de Sainte-Croix ;
  16. Louis Alexandre, né le 17 août 1815 à Bressuire et mort le 23 suivant audit lieu ;
5. — PONTOIS (Michel Honoré), né le 30 floréal de l'an V à Poitiers et décédé le 1er avril 1868 au même lieu, était principal du collège de Thouars lorsqu'il y épousa, le 12 septembre 1836, Jeanne Hyacinthe Euphénie Sarrazin, née le 8 avril 1813 à Souché (rattachée à Niort), fille de Jean Antoine, receveur principal entreposeur des contributions indirectes, et de Rose Hyacinthe Pignonneau. De leur union, ils eurent :
  1. Honoré Jean Félix, qui suit ;
  2. Paul Félix Alexandre, né le 21 septembre 1840 à Thouars ;
6. — PONTOIS (Jean Félix Honoré), naquit le 26 juillet 1837 à Thouars et mourut le 5 août 1902 à Beyris, rattachée à Bayonne (Pyrénées-Atlantique). « Rédacteur au ministère de la Justice de 1859 à 1868, puis juge au tribunal de première instance d'Annecy de 1868 à 1873, Honoré Pontois poursuit sa carrière judiciaire en dehors de la métropole. De 1873 à 1881, il est à Alger, d'abord comme juge d'instruction puis comme conseiller à la Cour d'appel. Après un bref passage à la Cour d'appel de Bourges, il devient président du tribunal de Tunis de 1883 à 1886, où des incidents l'opposent au général Boulanger, qui commande alors le corps d'occupation. Il publie à cette époque un pamphlet contre la politique coloniale du gouvernement, Les odeurs de Tunis, qui lui vaudra d'être privé de l'honorariat lorsqu'il achèvera sa carrière judiciaire, en 1889, comme président de la Cour d'appel de Nîmes. Il se retire alors dans son département natal et se tourne vers la politique. Ralliant le programme du général Boulanger, il se présente aux élections de 1889 dans la 2e circonscription de Niort comme candidat révisionniste national.
« Mon radicalisme, écrit-il à ses électeurs, c'est celui du général Boulanger qui veut que le Sénat disparaisse comme étant la négation du suffrage universel ; que le Chef de l'Etat soit nommé par le peuple souverain comme cela a lieu avec la Constitution démocratique des Etats-Unis ; que les ministres soient pris en dehors du Parlement.»
Il est élu au second tour par 6.876 voix sur 12.816 votants contre 5.624 voix au député sortant, La Porte. A la Chambre des députés, il se spécialise dans les problèmes judiciaires, déposant de nombreuses propositions de loi sur l'organisation judiciaire, l'unité de juridiction, l'ordre des avocats. Il préconise la transformation des greffiers, huissiers, notaires et agents de change en fonctionnaires. Aux élections de 1893 il se représente mais est battu par son ancien adversaire de 1889 et abandonne alors la carrière politique. Auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels Les petits-fils de Tartuffe, La Réforme de la magistrature, du code d'instruction criminelle et du code pénal, La Conspiration du général Berton, Les libres pensées, La loi immobilière de la Tunisie, Honoré Pontois était chevalier de la Légion d'honneur, officier d'Académie, grand officier de l'ordre du Nichan. » (extrait du site de l'Assemblée Nationale, d'après le dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940).


§ III.

5. — PONTOIS (Paulin), fils de Jean Honoré et de Félix Louise Radégonde Renault (4ème degré, § II.), fut avocat à Civray, docteur en droit de la faculté de Poitiers, puis premier juge et magistrat instructeur du tribunal civil de Civray, naquit le 11 messidor de l'an XIII à Poitiers et mourut le 14 novembre 1874 à Civray. Il avait épousé, le 25 novembre 1857, à Blanzay, Marie Toulat, fille de Jean et de Jeanne Baudinot, et en eut :
  1. Charles Antonin Dieudonné, qui suit ;
6. — PONTOIS (Charles Antonin Dieudonné), propriétaire, né le 2 août 1859 à Civray et mort le 10 mai 1904 au même lieu, avait épousé, le 19 février 1884, à Savigné, Marie-Louise Aimée Marguerite Chevallier, fille d'Henri Émile et de Marie Léonie Mélina Gendreau, dont il eut :
  1. Marguerite Antonine Félicie Odette Anne Marie, née le 28 mai 1888 à Civray, épousa, le 28 octobre 1912, au même lieu, Jean Marie Roger Cramouzaud-Domarieix, docteur en médecine, fils d'Henri Marie Joseph et de Jeanne Gabrielle Mathilde Gros-Tramer ;


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