dimanche 25 août 2013

ESCHALARD

Famille noble et très ancienne, originaire de Parthenay. Plusieurs de ses membres ont tenu un rang distingué en Poitou, et sont devenus officiers généraux, gouverneurs de place, etc. La généalogie réalisée par Beauchet-Filleau a été établie d'après des documents conservés aux Archives des Deux-Sèvres, à la Bibliothèque Nationale, du Nouveau Hozier, de Carrés d'Hozier et des archives de la Barre.




§ Ier. Branche de la Boulaye

La filiation des premiers degrés ne peut être établie d'une façon certaine. On ne trouve en effet que des notes incomplètes qui ne peuvent s'accorder entre elles. Le Beauchet-Filleau donne la généalogie qui lui paraît la plus probable.

1. — Eschalard (N.), bourgeois de Parthenay, vivant au milieu du XIIIe siècle, eut au moins deux fils :
  1. Guillaume, qui suit ;
  2. Michel, qui, d'après les notes d'Allard de la Resnière, est mentionné avec son frère dans un acte de 1282. D'après le même auteur, ce serait lui qui aurait formé la branche de la Boulaye ; mais le Beauchet-Filleau indique que la filiation fut plutôt continuée par Guillaume, suivant les notes du cabinet des titres. C'est peut-être ce Michel qui reçut investiture de divers fiefs en 1209, conjointement avec Guillaume.
2. — Eschalard (Guillaume), témoin en 1282, fut aussi témoin d'un accord passé en 1285 sous le scel de Saint-Maixent, entre l'ôpital de Parthenay et divers particuliers. En 1299, le mardi avant la Mi-Carême, il reçut, conjointement avec Michel, l'investiture des fiefs de la Chevrotière, la Garonnière et la Fortinière, hypothéqués à leur profit par Godard de Puychenin, écuyer, qui les tenait du seigneur d'Argenton. Guillaume épousa Florence Baudouin et était décédé en 1328, car sa veuve à cette date partagea ses biens avec ses enfants :
  1. Michel, qui suit ;
  2. Nicolas ;
3. — Eschalard (Michel), seigneur de Maillé, est peut-être celui qui figure dans l'acte de 1299. Il est mentionné comme décédé dans une transactionpassées le vendredi avant la Saint-Pierre de 1355, entre Pierre Morin Dubois et Huet Eschalard. Le Nouveau d'Hozier lui donne pour femme Catherine Oujard, dame de la Garonnière, mais il y a peut-être eut confusion avec son fils Huet. Il eut quoi qu'il en soit comme enfants :
  1. Pierre, qui est cité comme décédé dans l'acte de 1355 ;
  2. Huet, qui suit ;
4. — Eschalard (Huet), écuyer, seigneur de Maillé, possédait la fief de Vernay, à la Roche-de-Chizay (Saint-Jean-de-Sauves, Vienne). On le trouve appelé Raoûl, par faute de copiste, dans un procès en Parlement soutenu par son fils le 13 juin 1376. Il passa accord le 4 avril 1337 avec le prieur du Bois d'Alonne, au sujet d'une rente et reçut donation, le 31 avril 1356, de Jean Bernard, des domaines de la Coussinière, en reconnaissance de services rendus. Il était décédé avant le 25 mars 1365, date d'un bail fait par sa veuve et ses enfants à Jean Sauquet. En 1369, ses biens furent confisqués sur ses héritiers, comme partisans des Anglais. Il avait épousé Catherine Oujard, ou Ojard, fille de Simon, et de Marie Richard, dame de Larguère (son nom est souvent mal écrit Aynard ou Elmard, dans les registres du parlement), dont il eut :
  1. Robert, qui suit ;
  2. Raoulin, chevalier de Rhodes ;
  3. Simon, décédé pendant la guerre ;
  4. Jeanne, mariée d'abord à Thibaud Goulard, sieur de Billy, puis, le 8 août 1363, à Jean Buffeteau, clerc ;
5. — Eschalard (Robert), écuyer, seigneur de Maillé et de Vernay, rendit hommage du fief de la Barangerie à Simon, seigneur du Fouilloux, le samedi avant Pâques 1366. Il figure parmi les bourgeois et habitants de Parthenay dans une transaction de 1372. Il fit cession du fief de l'Aleu à Jean Buffeteau. On le trouve le 12 février 1378 poursuivi avec Guy d'Argenton, dans un procès criminel au Parlement. Il se maria en 1375 à Perrine Bouhet ou Bouer, dame de la Boulaye, fille d'Artus, écuyer, seigneur de la Boulaye, et de Hilaire du Puy-du-Fou. On dit ailleurs qu'il épousa (sans doute en secondes noces) Jeanne Rousseau, avant le 16 janvier 1383, date d'un aveu fait à Robert, à cause de Jeanne Rousselle, sa femme, par Pierre Bigot, écuyer, seigneur de Maillé. Le Beauchet-Filleau indique qu'il eut :
  1. Jean, du premier lit, chevalier, seigneur de Vernay, qui fit hommage de la Boulinière, le 26 juin 1408, à Guillaume du Fouilloux, et le 8 mars 1431, à Jean du Fouilloux. Le 16 janvier 1401, il comparut comme fondé de procuration de Jean Oujard, évêque de Castres, dans un procès à Parthenay, contre Amaury de Liniers. Il fit aveu le 19 décembre 1413 à Léon de Mauvergne, sieur de la Touche-Aurry. Marié : 1° vers 1390 à Héliette Gabet, fille de Geoffroy, écuyer, seigneur du Breuil, et de Pernelle Chenin, qui lui fit donation de ses biens le 28 juin 1400 ; puis 2° à Mathurine Dizé, qui testa en 1404 ; il eut du premier lit :
    1. Catherine, dame de la Boulaye, mariée d'abord le 28 avril 1422 à Thibault Goulard, écuyer, seugneur de Billé, tué au combat de Verneuil en 1424 ; puis à Jean de Daillon, chevalier, seigneur de Daillon, dont elle n'eut pas d'enfants. Elle testa le 5 juin 1456, fondant une chapellenie à l'autel du Crucifix en l'église Saint-Laurent de Parthenay, près des tombeaux de ses père et mère ; mais elle mourut seulement en 1478, et ses biens furent partagés par ses neveux ou petits-neveux en 1479 ;
    2. suivant une note, Jacques, décédé avant 1448 ;
  2. Simon, du second lit, qui suit ;
  3. Nicolas, écuyer, seigneur de Fontverines, nommé au Parlement de Poitiers en 1418, et décédé sans alliance en 1422 ;
  4. Guillemette, qui épousa Guillaume Poussard, seigneur des Guéruces, près de Saint-Maixent, puis un sieur de Conzay ;
  5. Hervé, écuyer, fut témoin le 28 juin 1400 de la donation faite par Héliette Cabet à son mari Jean Eschalard, et mourut avant 1438. Il épousa Marie d'Appelvoisin, fille de Louis, écuyer, seigneur de Chaligné, et de Perrette Mignot, dont il eut seulement :
    1. Louis, décédé jeune avant 1440 ;
6. — Eschalard (Simon), écuyer, seigneur de Maillé et de la Boulaye, rendit aveu à Saint-Maixent le 12 février 1465 pour Maillé, et à la Tour Maubergeon de Poitiers le 10 février 1408 pour son château de la Peire (Jaulnay, Vienne). Il transigea, le 21 juin 1422, avec Guillaume et Nicolas Poussard frères, au sujet de la succession de feu Nicolas Eschalard, leur oncle, à laquelle lesdits Poussard prétendaient par suite de décès de feu Guillemette Eschalard, leur mère, soeur dudit Nicolas. Marié vers 1400 à Jeanne Dyme ou Dixmier, fille de Jean, sire d'Assay, et de Jeanne du Teil, il partagea en 1417 avec Jeanne du Teil, la succession de son beau-père. De concert avec sa femme, il fonda une chapellenie en l'église Saint-Savin de Saint-Maixent, le 18 juillet 1450. En 1447, ils partagèrent leurs biens à leurs enfants qui étaient :
  1. Jean, qui suit ;
  2. Louise, mariée le 5 juillet 1434 à Maurice Claveurier, écuyer, seigneur de la Tour-Savary ;
  3. Suzanne, qui épousa, en 1440, Jean Asse, écuyer, seigneur du Plessis-Asse, et vivait en 1472 ;
  4. Catherine, non mariée et décédée en 1470 ;
  5. Honorée, dame de Fontverines, qui testa le 14 septembre 1478 et vivait encore l'année suivante ;
7. — Eschalard (Jean), écuyer, seigneur de Maillé, de la Boulaye et de la Barre-Sanglier (Saint-Lin, Deux-Sèvres), de la Motte-de-Coursay (Faye-sur-Ardin), fit hommage en 1451 à Aymard de la Rochefoucault, seigneur de Montbault et de Villiers, près de Niort. Il transigea, en 1470, au sujet de la succession de Catherine Eschalard, avec Jeanne Maintrolle, dame de la Tiffardière, laquelle lui céda en 1478 les droits qu'elle avait eu de cette succession. Il dut se marier 3 fois : 1°) à Marie de Nuchèze, au nom de laquelle il rendait aveu à l'abbaye des Châtelliers le 6 décembre 1425 pour l'hébergement des Touches, et, après sa mort, il traita avec ses héritiers en 1433 ; 2°) en 1447 à Catherine de Bors (ou de Vers, peut-être de Borc), fille de Pierre, chevalier, et de Mathurine de Dercé ; 3°) en 1473 à Gillette de Daillon, fille de Louis, écuyer, seigneur de Crazannes, et de N. Amemart. Il eut, certainement, de ses deux derniers lits :
  1. François, du deuxième lit, qui suit ;
  2. Christophe, qui forma la branche du Vieux-Romans, rapportée en § V. ;
  3. Suzanne ;
  4. Catherine, mariée à Jean de Daillon ;
  5. un autre Catherine, du troisième lit, religieuse à Sainte-Croix de Poitiers en 1480 ;
8. — Eschalard (François), écuyer, seigneur de Maillé, de la Barre-Sanglier et de la Boulaye, reçut un aveu comme seigneur de Maillé et de la Barre-Sanglier en 1474 et ratifia avec son frère, le 3 mars 1480, le partage fait entre leur père et leurs tantes, au sujet de la succession de Catherine Eschalard. Il assista au ban du Poitoude 1489, et fut désigné pour la garde de Mortagne. Il était marié le 25 janvier 1480 à Louise de la Haye, fille de René, dit Hardy, chevalier, seigneur de Montbault, et de Marie d'Appelvoisin, dont il eut :
  1. Antoine, qui suit ;
  2. Jeanne, mariée le 8 janvier 1506 à Pierre de Touvois, écuyer, seigneur dudit lieu ;
  3. Françoise, mariée au début du XVIe siècle, à Jean Groussin, écuyer, seigneur de Geay, puis remariée à René de la Boucherie, écuyer, seigneur de Fromenteau ;
  4. Charles, chevalier de Rhodes en 1523 ;
9. — Eschalard (Antoine), écuyer, seigneur de la Boulaye, de la Barre-Sanglier et de Maillé, rendit aveu le 14 septembre 1499 au château de la Guierche, et fut lieutenant de la compagnie d'ordonnance de René de Montejean, maréchal de France. Marié en 1504 à Guyonne (dite Hardouine) d'Appelvoisin, fille de Guillaume, chevalier, seigneur de Chaligné, et d'Iseult de Liniers (qui se remaria à Guy de la Forest, écuyer, seigneur de Vaudoré), il eut pour enfants :
  1. Honorat, qui suit ;
  2. Christophe, écuyer, qui vivait en 1544 ;
  3. François, écuyer, marié en Normandie, le 1er avril 1551, à Jeanne d'Ausy, se retira peu après à Genève, comme il paraît par son inscription sur le registre des nouveaux habitants ;
  4. Hardouine, qui fit une donation en 1537 et épousa d'abord Philippe de Saint-Gelais, chevalier, seigneur de Seligny, puis, veuve, avant 1555, elle se remaria à Louis Suriette, écuyer, seigneur de Laubray ;
  5. Antoine, rapporté en § II. ;
  6. Claude, qui fut probablement l'épouse d'abord de Jean Aliday, écuyer, seigneur de Charay, puis de Cosme Tiercelin, chevalier, seigneur de Baslou ;
10. — Eschalard (Honorat), chevalier, seigneur de la Boulaye, de la Barre-Sanglier, de Maillé, de la Tour d'Oiré, etc., baron de Châteaumur, rendit hommage au seigneur de la Guierche le 27 février 1537 et fit aveu au vicomte de Thouars, en 1543, pour les terres de Pierrefitte et des Herbetières. Il fit une donation en 1556 à Catherine de la Tour, prieure de Cousdun, et fut dispensé de se trouver au ban de 1557. Il avait épousé Lucrèce de Puyguyon, fille de René, chevalier, seigneur de la Tour d'Oiré, et de Marthe de Conigham, dont il eut :
  1. Charles, qui suit ;
  2. Renée ;
  3. Philippe, fille d'honneur de la reine de Navarre ;
11. — Eschalard (Charles), chavelier, seigneur de la Boulaye, de Pierrefitte, de Maillé, de la Tour d'Oiré, baron de Châteaumur, vice-amiral de Guyenne, gouverneur du Bas-Poitou et de Fontenay-le-Comte, capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du roi et conseiller en son conseil privé, fut reçu chevalier de l'ordre de Saint-Michel par le duc d'Anjou, aux Chartreux-lès-Paris, le 3 mars 1568. Il prit une part active aux guerres du règne d'Henri III, et se trouva mêlé aux principaux événements politiques et militaires qui se passèrent à cette époque dans la Province. Il mourut le 5 juin 1594. Son tombeau et son épitaphe se trouvaient dans l'église de Treize-Vents, qui a été démolie en 1861. A côté de son tombeau, était un petit cercueil en plomb, contenant une jeune fille de 6 à 7 ans. Il avait épousé, le 30 décembre 1585, Marie du Fou, veuve de René de Talensac, écuyer, seigneur de Loudrière, et fille de François, baron de Vigean, et de Louise Robertet, qui lui donna :
  1. Philippe, qui suit ;
  2. Suzanne, baptisée au temple de la Rochelle le 26 avril 1587, eut pour parrain Henri de Bourbon, roi de Navarre ;
  3. Madeleine ;
  4. Claude ;
  5. Catherine ;
  6. Antoinette, toutes décédées jeunes ;
  7. François, écuyer, seigneur baron de Champdolent, de Pierrefitte et de Chaliers, gouverneur de Marans en 1619, marié dès 1615 à Louise de Constant, fille de Jacques, chevalier, seigneur de Chaliers, et de Marguerite d'Authon. Il n'eut pas de postérité ;
12. — Eschalard (Philippe), chevalier, seigneur de la Boulaye, baton de Châteaumur, etc. fut successivement guidon, puis enseigne et enfin lieutenant de la compagnie de 200 gendarmes de la reine Marie de Médicis et gouverneur de Fontenay-le-Comte après le décès de son père. Dans un aveu rendu à sa veuve, le 16 novembre 1620, il est dit, probablement par erreur, chevalier de l'ordre du roi. Il mourut à Loudun le 13 avril 1616. Il avait épousé, en 1604, Marie Hurault, fille de François, écuyer, seigneur de Châteaupers, et de Rachel de Cochefilet, dont il avait eu :
  1. Maximilien, qui suit ;
  2. Louise, née le 1er février 1612, marié le 26 juin 1636 à Claude-Yves d'Alègre, marquis du même nom ;
  3. Marie, née à Fontenay en septembre 1614, religieuse aux Filles de Notre-Dame de Poitiers, qui vivait en 1672 ;
  4. Marguerite, née en octobre 1616, religieuse ;
13. — Eschalard (Maximilien), chevalier, seigneur marquis de la Boulaye, gouverneur et capitaine de Fontenay-le-Comte, maréchal des camps et armées du roi, hérita, sous bénéfice d'inventaire, de feu François Eschalard, baron de Champdolent, son oncle. Il épousa, le 23 janvier 1633, Louise de la Marck, fille d'Henri Robert, comte de Braine, duc titulaire de Bouillon, et de Marguerite d'Authon, qui lui donna :
  1. Henri Robert, comte de la Marck et de Braine, prince de Jamets et de Florange, marquis de la Boulaye, etc. (adopté par le duc de Bouillon), colonel du régiment de Picardie, gouverneur de Voërden, maréchal des camps et armées du roi, fut tué à la bataille de Consarbreck près de Trèves, le 11 août 1675, après s'être signalé en diverses occasions. Il avait épousé, en 1657, Jeanne de Saveuse, fille unique de Henri, baron de Cardonay et de Bouquainville, et de Madeleine Viole, dont il eut :
    1. Louise Madeleine, comtesse de Braine, baronne de Sésignan, mariée le 7 mars 1689 à Jacques Henri de Durfort, duc de Duras, et décédée le 13 avril 1717 à 58 ans ;
    2. Gabrielle, demoiselle de Braine, morte à 20 ans en novembre 1686 ;
  2. Henri Louis, qui suit ;
  3. Maximilienne, religieuse à Châtellerault ;
  4. Charlotte Elisabeth, religieuse à Poitiers ;
  5. Marie Françoise Charlotte, demoiselle de la Marck, mariée en 1680 à Pierre du Vieux-Chatel, marquis de Lannion, et décédée le 27 avril 1726 ;
  6. Marie, qui était en 1680 épouse de Louis de Pergy, seigneur de Mazières ;
14. — Eschalard (Henri Louis), chevalier, seigneur de la Boulaye, capitaine aux gardes du duc de Savoie, prit le nom de comte de la Marck après la mort de son frère. Il fut blesé à l'expédition de Gigery en 1644. Il épousa Isabelle d'Héraudi, fille de Jean, seigneur de Saint-Diery, et de Marguerite de Maugis des Granges, qui mourut en juillet 1686 à 27 ans, en laissant :
  1. N., dit le comte de Braine, major des Invalides en 1759 ;
  2. Louis Robert, qui suit ;
  3. Marie-Anne Victoire ;
15. — Eschalard de la Marck (Louis Robert), premier écuyer de monseigneur le prince de Condé en 1759, il se maria avec la veuve de N. Millet, receveur général des finances, et le Beauchet-Filleau n'indique pas de postérité ;



§ II. Branche de Châtillon

10. — Eschalard (Antoine), écuyer, seigneur de Maillé, Availles, Châtillon-sur-Clain (Sommières, Vienne), fils puîné d'Antoine et de Guyonne d'Appelvoisin (9e degré, § Ier), transigea en 1519 comme seigneur de Châtillon, avec le curé de Sommières. Il fut dispensé de servir au ban de 1557, parce qu'il était chargé de la défense du port de Saint-Gilles, et rendit aveu le 24 juin 1548, tant pour lui que pour sa femme, à la seigneurie d'Airvault. Marié le 1er décembre 1545 (Aymard et Porcheron, notaires) à Louise Acton, veuve de Jean de Luens, écuyer, seigneur de Puissant, et fille, seigneur d'Availles, il eut :
  1. Jacques, qui suit ;
  2. Balthazard, chef de la branche d'Availles, § III. ;
11. — Eschalard (Jacques), écuyer, seigneur de Châtillon et de Barges (Bécéleuf, Deux-Sèvres), assista en 1573 au contrat de mariage de son frère, comme fondé de pouvoir de sa mère. Il défendit Maillezais contre le duc de Joyeuse en 1586, mais dut bientôt capituler. En 1596, il prêta serment d'union à l'assemblée de Loudun et mourut en 1609, laissant de son mariage avec Françoise Eschallard :
  1. Benjamin, qui suit ;
  2. Marie, mariée le 16 mars 1601 (Rabot et Mullot, notaires à Gençay) à Isaac Regnaud, écuyer, seigneur de Massignac, fils de Philippe et d'Anne de Barbarin. Ce dernier vendit le 26 février 1629, sa maison et seigneurie de Villognon au sieur de la Simoni (J.-M. Ouvrard). Il portait "d'azur à trois pommes de pin versées d'or" ;
  3. Anne, qui épousa, le 7 février 1608 (Rabot, notaire à Gençay), René Lefranc, écuyer, seigneur de Beaulieu, et qui était décédée avant le 17 mai 1642, date du partage de sa succession ;
  4. sans doute Gédéon, écuyer, seigneur de la Grange, de Châtillon, demeurant à Monchaudy (Château-Garnier, Vienne), en 1614. Il épousa Madeleine de l'Age, fille de René, écuyer, seigneur de Vareilles ;
12. — Eschalard (Benjamin), écuyer, seigneur du Châtillon, épousa Isabelle Prévost, fille d'Antoine, écuyer, seigneur de Beaulieu, et de Madeleine Boisnet, qui mourut le 10 janvier 1622 et fut inhumée dans l'église de Sommières, près de la chapelle Saint-Roch. Il en eut au moins :
  1. Antoine, qui suit ;
13. — Eschalard (Antoine), écuyer, seigneur de Châtillon, de la Grange et de Barges, etc. assista en 1651 à l'assemblée de la noblesse du Poitou, réunie à Poitiers pour nommer des députés aux États de Tours, et fut maintenu noble le 18 août 1667 par M. Barentin. Il avait épousé : 1° par contrat du 28 juillet 1649, reçu par Levasseur (notaire à Poitiers), Louise Huguet, fille de Pierre, écuyer, sieur de Champabou, élu à Angoulême, et de Louise de La Duguie (voir l'article de LA DUGUIE) ; 2° Catherine Blanchard, dont il ne semble pas avoir eu d'enfant. Il fut inhumé le 27 février 1694 à Château-Garnier. Du premier lit, il eut :
  1. Frédéric, qui suit ;
  2. Louise, mariée le 21 avril 1673, devant Pasqueron, notaire à Château-Garnier, à Sylvestre Crugy-Marcillac, écuyer, seigneur du Tillou (Bourg-Charente, Charente) et de Pannesac (Limalonges, Deux-Sèvres), fils de Jean Louis, chevalier, seigneur de Marcillac et du Tillou, et de Marie de Puyguyon (voir l'article CRUGY-MARCILLAC) ;
14. — Eschalard (Frédéric), écuyer, seigneur de Châtillon et Barges, né vers 1654, épousa, le 5 novembre 1679 (Cuirblanc, notaire à Château-Garnier), Marie-Henriette de Rechignevoisin, fille de Jean, chevalier, seigneur de Guron, et de Marie d'Albin de Valsergues. Il fut inhumé le 3 mai 1684 à Sommières-du-Clain. Sa succession fut partagée le 12 mars 1695 entre les frères et soeurs de sa femme. De son mariage, il avait eu au moins :
  1. Antoine, baptisé le 23 avril 1684 à Sommières-du-Clain et inhumé le 12 novembre 1685 à Saint-Hilaire-de-la-Celle de Poitiers ;




§ III. Branche d'Availles

11. — Eschalard (Balthazard), écuyer, seigneur d'Availles-en-Thouarsais (Deux-Sèvres), de Genouillé (Charente) et de la Bazonnière (Airvault, Deux-Sèvres), fils puîné d'Antoine et de Louise Acton (10e degré, § II.), est dit, dans un acte de 1570, ci-devant enregistré enseigne de la compagnie de feu M. du Chastellier-Portault, lieutenant-général de l'armée de mer. Il rendit aveu à René Isoré, seigneur d'Airvault, pour la Bazonnière, le 9 août 1609. Marié le 20 novembre 1572 à Louise du Courret, fille de Pierre, écuyer, seigneur de Genouillé, et de Catherine Arembert, il en eut :
  1. Benjamin, qui suit ;
  2. Marie, qui épousa vers 1610 Jean de Pontville, vicomte de Rochechouart ;
  3. peut-être René, écuyer, seigneur de Genouillé, vivant en 1623, époux de Sébastienne d'Anché, fille de Jacob, écuyer, seigneur du Puy-d'Anché, qui est mentionné comme défunt dans une sentence du Présidial d'Angoulême du 30 avril 1629. Il paraît avoir eu pour fille Marie, épouse d'Isaac d'Asnières, écuyer, seigneur de Chabrignac ;
12. — Eschalard (Benjamin), écuyer, seigneur d'Availles, de Genouillé et de la Bazonnière, épousa le 20 juin 1624 (Massonneau, notaire), Sylvie de Remigioux, dont il eut :
  1. Balthazard, qui suit ;
13. — Eschalard (Balthazard), écuyer, seigneur d'Availles, de Genouillé et de la Bazonnière, fut confirmé dans sa noblesse par Barentin le 18 août 1667. Il rendit des aveux pour son fief d'Availles en 1660 et en 1680. Le 21 août 1685, ayant deux enfants âgés de 22 et de 16 ans, et demeurant à Saint-Martin-du-Clocher (Charente), il abjura le protestantisme entre les mains de Monseigneur Hardouin Fortin de la Huguette, évêque de Poitiers, dans la chapelle du palais épiscopal. Il avait épousé, le 3 août 1655 (Dubois, notaire à la Milière), Madeleine de Saint-Georges, fille de Philippe, écuyer, seigneur de Sceaux, et de Louise Gourjault, dont il eut :
  1. Antoine-Louis, qui suit ;
  2. N., âgé de 16 ans en 1685, passé à Genève avec sa mère en 1685 ;
14. — Eschalard (Antoine-Louis), chevalier, seigneur d'Availles, de Genouillé, de la Bazonnière, etc. âgé de 22 ans en 1685, rendit aveu, le 21 mars 1691, de son fief d'Availles au Comte de Tourville, vice-amiral de France, seigneur marquis d'Airvault. Il épousa, le 12 août 1692 (Manceau, notaire), Suzanne-Aimée Lefranc, fille de Louis, chevalier, seigneur du Plessis, et de Jeanne Hélie, dont il eut :
  1. Madeleine, mariée le 15 janvier 1719 à Hector-Louis de Saint-Georges, chevalier, seigneur de la Berlandière, à qui elle apporta toutes les terres de sa branche. Elle mourut le 7 octobre 1759, âgée de 63 ans.




§ IV. Branche du Vieux-Romans

8. — Eschalard (Christophe), écuyer, seigneur du Vieux-Romans, fils puîné de Jean, seigneur de Maillé (7e degré, § Ier.), ratifia avec son frère François, le 3 mars 1480, le partage fait par leur père en 1479, au sujet de la succession de Catherine Eschallard, dame de Daillon, leur grand'tante. Marié le 6 juin 1483 à Madeleine Janvre, fille de Mathurin, écuyer, seigneur de Veuzé, et de Jeanne de Pérusse, il en eut :
  1. Christophe, qui suit ;
  2. Jacques, écuyer, seigneur de la Motte-de-Coursay (Faye-sur-Ardin, Deux-Sèvres), sans postérité ;
  3. Catherine ;
  4. Françoise ;
9. — Eschalard (Christophe), écuyer, seigneur du Vieux-Romans, épousa : 1°) en premières noces Lucrèce Hérard ; 2°) en secondes noces Jeanne de Barbezières. Du premier lit, il eut :
  1. Jacquette ;
  2. Lucrèce, mariée le 6 février 1565 à André Arnoul, écuyer, seigneur de Saint-Simon. Ils testèrent au Vieux-Romans, le 15 février 1597 ;



Sources :
  • Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, Beauchet-Filleau, tome 2, p. 757, tome 3, p. 277 à 280 ;

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