mercredi 8 mai 2013

LEVIEIL

Jean Levieil, sieur de Vaumoreau, fut l'époux de Marie Crozé, et eut comme enfants :
  1. Alexandre, sieur de Vaumoreau, décédé avant novembre 1654, et dont le partage fait figurer tous ses frères et soeurs. Il fut l'époux de d'Anne de la Forest, dont il eut Alexandre, mineur à sa mort. Sa veuve fut remariée, en 1654, à Louis de Prohinquer, écuyer, sieur de la Gaudielle ;
  2. Jean, écuyer, sieur de la Touche et de Vaumoreau, époux d'Anne de Monneuy. Ceux-ci demeurent à Saint-Léger-la-Palud, en 1655. Il était décédé avant décembre 1661, date à laquelle sa veuve reçoit une donation de sa tante Renée de Monneuy ;
  3. Joseph, sieur de Longe Fond, qui crée la branche de la Marsonnière ;
  4. Aimée, épouse de Paul Pioger, avocat en parlement de Poitiers en 1655 (voir l'article PIOGER) ;
  5. Judith, épouse de Pierre Maurrat, sieur du Palluau ;
  6. Isaac, décédé avant novembre 1654 ;
On retrouve la descendance de la famille Levieil dans la paroisse de Saint-Léger-la-Palud (commune rattachée à celle de Marignay-Brizay, Vienne, par ordonnance du 1er décembre 1819) et à Loudun même avec la branche de la Marsonnière. Je ne les ai pas correctement reliés à la famille ci-dessus.




Branche de Vaumoreau

1. — Levieil (François), sieur de la Touche et de Vaumoreau, né vers 1636 et inhumé le 29 mars 1702 à Saint-Léger-la-Palud. Il pourrait être un fils de Jean Levieil, sieur de la Touche, cité ci-dessus. Il fut marié à Élisabeth de Remigioux, née vers 1647 et inhumée le 5 janvier 1702, toujours à Saint-Léger-la-Palud. De leur union naquirent au moins :
  1. Anne Aimée, qui épousa le 26 mai 1694, à Saint-Léger-la-Palud, Jean-Baptiste Delagrange, écuyer, sieur de la Quérenne, officier sur les vaisseaux du roi et originaire de Notre-Dame de La Rochelle. Les époux sont inhumés tous les deux à Cherves (Vienne), lui le 14 mars 1743 et elle le 19 avril 1741 ;
  2. Gabrielle, qui épousa, le 1er novembre 1702, à Leigné-sur-Usseau (Vienne), Jacques de Grellet, écuyer, sieur de la Touchellé. Ces derniers marièrent leur fille, Marianne, le 19 juin 1736 à Cherves à François de Mouilbert, qui furent inhumés, elle, le 19 octobre 1753 et, lui, le 27 février 1788 ;
  3. Françoise, née vers 1681 et inhumée dans l'église de Saint-Léger-la-Palud le 20 janvier 1692 ;




Branche de la Marsonnière

1. — Levieil (Joseph), écuyer, sieur de Longefont, fut l'époux de Jeanne Barateau. Il est peut-être le fils de Marie Crozé, ou plutôt un petit-fils. D'après l'Armorial des anciennes familles de la ville et de la sénéchaussée de Châtellerault, par Carré de Busserolle, 1886, cette famille portait "d'azur, à 3 mouchetures d'hermines d'argent, deux en chef et une en pointe". De leur union naquirent :
  1. René, qui suit ;
  2. Marie ;
  3. Jeanne, qui épousa, le 18 février 1692, à Loudun, par. Saint-Pierre-du-Marché, Nicolas de Mondion, de la paroisse de Marçay, en présence d'Anne, Marie et René. Fils d'Antoine et de Catherine de Montault, Nicolas de Mondion fut inhumé le 22 novembre 1751 ;
  4. Anne, qui épousa, le 22 août 1701, à Loudun, par. Saint-Pierre-du-Marché, Étienne Foissy, sieur de Grandchamp, conseiller du roi, commissaire général et récepteur des lettres réelles du pays Loudunois, en présence de Jeanne, Marie et René ;
2. — Levieil (René), sieur de Longefont et de la Marsonnière, de la paroisse de Saint-Clair (Vienne), épousa, le 25 novembre 1694, Charlotte Geneviève Tabart, en présence de ses soeurs Marie et Anne. Ils étaient tous les deux décédés avant le mariage de leur fils Charles Joseph. De leur mariage, ils eurent les enfants suivants, tous baptisés à Saint-Clair ( l'exception du premier) :
  1. Louis Charles, baptisé le 8 février 1696 ;
  2. Charles Louis, baptisé le 30 mars 1697 ;
  3. Marie, baptisée le 7 novembre 1698, qui épousa, le 13 mai 1726, à Saint-Clair, Marc Antoine Mateau, écuyer, sieur de Boisguérin, capitaine de cavalerie et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, originaire de la Chaussée (Vienne). C'est sans doute elle qui, veuve, se remaria le 28 juillet 1740, à Loudun, par. Saint-Pierre-du-Marché, avec Charles de Blosset, écuyer, seigneur de la Tour Bourellière, originaire de Cuhon (Vienne) ;
  4. Louise Jeanne, baptisée le 7 novembre 1700 ;
  5. Anne Françoise, baptisée le 27 mars 1702 ;
  6. Marie-Louise, baptisée le 17 août 1703 ;
  7. Charlotte Geneviève, baptisée le 19 octobre 1704 ;
  8. Charles Josephqui suit ;
  9. Charles Joseph, baptisé le 5 octobre 1707 ;
  10. Pierre Louis, baptisé le 19 octobre 1710 ;
3. — Levieil (Charles Joseph), écuyer, sieur de la Marsonnière, né 3 avril 1706 à Saint-Clair, mort avant 1775. Il épousa le 21 janvier 1738, à Chasseignes (ancienne commune réunie à Mouterre-Silly, Vienne, par ordonnance du 4 juin 1845), Marie-Anne Carrefour, née vers 1705, veuve de Pierre de Mondion, fille d'Abraham, seigneur de la Pelouze. Ils eurent :
  1. Paul Joseph, baptisé le 30 septembre 1738 à Chasseignes ;
  2. Charles, baptisé le 13 juin 1742 à Saint-Clair ;
  3. Louise Céleste, baptisée le 30 mai 1744 à Saint-Clair ;
  4. Charles Joseph, qui suit ;
4. — Levieil (Charles Joseph), écuyer, seigneur de la Marsonnière, fut baptisé le 12 novembre 1747 à Saint-Clair. Lieutenant au corps royal d'artillerie en 1768, il donna sa démission à la mort de son père en 1776. Il était en prison à Loudun pour avoir envoyé de l'argent à son fils émigré. Il s'échappa après la victoires des Vendéens à Thouars et rejoignit la campagne de la grande armée. Il fut tué à la bataille de Savenay. Dans ses mémoires, la marquise de la Rochejaquelein indique que « M. de la Marsonnière n'avait pas de brillant ; mais il était un des meilleurs officiers de l'armée, toujours à sa place, sans chercher à se faire remarquer ».

Le héros brave tout, et sa voix sympathique
Tonne et s'écrie : « Allons, fils de la République ! »
La charge bat. Beaupuy fond sur les Révoltés,
Prêts à le recevoir, par leurs chef excités,
Et qui n'ont eu jamais une telle assurance :
Il part, et l'aigle au ciel est moins rapide s'élance ;
Il franchit le ravin, gravit sur la hauteur,
Et, pour le soutenir, par un feu protecteur,
Dans l'effort périlleux de sa pénible voie,
Kléber soudain, à droite, à gauche, se déploie.
L'insurgé le remarqué : à ce prompt mouvement,
Avec non moins d'ardeur, il répond bravement.
Là Royrand et Stofflet, d'Autichamp à l'autre aile,
Talmont, Lyrot au centre, et, stimulant le zèle,
Henri partout, si jeune, et qui joint les talens,
L'art d'un grand capitaine, aux belliqueux élans.
Il voit, anime tout, tant il se multiplie,
Et l'armée, à sa voix, de son âme est remplie :
« vainqueurs hier, dit-il, nous pouvons l'être encor ! »
Mais qui peut arrêter Beaupuy dans son essor ?
Tout lui cède, et, malgré la plus vive défense,
Il monte, et ses canons, traînés sur l'éminence,
Écrasent l'ennemi par son bras culbuté.
Un feu terrible éclate ; et, de chaque côté,
Dans les âmes s'allume une rage incroyable,
Qui rend, sur tous les points, la bataille effroyable.
On avance, on recule, et l'Insurgé cédant
Paraît fuir, et revient plus fier et plus ardent ;
En masse, en tirailleurs, partout il se présente,
Et la mort avec lui, la mort partout présente.
De coups audacieux les canonniers atteints
Tombent tous, renversés sur leurs foudres éteints.
Beaupuy s'élance ; il veut, au péril de sa vie,
Ressaissir cette proie, à Mayence ravie,
Et que toune contre eux l'ennemi triomphant :
Avec ténacité, l'Insurgé la défend ;
Et deux vaillants rivaux, Beaupuy, La Marsonnière,
Attirent sur ce point la lutte meurtrière.
Combat opiniâtre, aux deux partis fatal :
La Marsonnière tombe, et, loin du sol natal,
Royrand, à ses côtés, en gémissant expire ;
En même temps Beaupuy du combat se retire ;
Le sang qu'il perd l'épuise : horriblement blessé,
A l'écart il se traîné, et tombe, délaissé.
La Vendée : poëme en douze chants, par Basile Moreau, 1861, p. 217 et 218

Il avait épousé le 31 janvier 1775, à Naintré (Vienne), Marie-Aimée du Chilleau, fille de Gabriel, chevalier seigneur de la Cour Savary et autres lieux, et de Pauline Félicité de Lazaille et en eut :

  1. Gabriel Louis Charles Marie, qui suit ;
  2. Marie Perrine Félicitée Agathe, baptisée le 4 août 1777 à Saint-Clair ;
  3. Louis Jean, fut baptisé le 6 juin 1788 à Saint-Clair et mourut le 7 novembre 1865 à Poitiers. Il était docteur en médecine, puis professeur à la Faculté de Poitiers, à la mort de Laurent Gagniard en 1822. Il démissionna de son poste en 1830, refusant le serment à la Monarchie de Juillet. Il épousa, le 23 avril 1817, à Poitiers, Marguerite Delphine Godin, née vers 1801 à Chintray (Indre), fille de Paul Henri Godin, avocat, et de Henriette Sauronneau. Ils eurent, au moins : a) Jules Alexis, procureur général à Colmar, naquit le 6 février 1818 à Poitiers et mourut le 18 janvier 1901 au même lieu. Il épousa, le 15 octobre 1839, à Saint-Maurice-la-Clouère (Vienne), Gabrielle Charlotte Le François des Courtis de la Groye, née le 30 juillet 1818 au Château de Laudonnière, à Saint-Maurice-la-Clouère, et décédée le 6 juillet 1902 à Poitiers ; b) Onésime Henri, né vers 1821 et décédé le 22 mai 1825 à Poitiers ;
5. — Leviel de la Marsonnière (Gabriel Louis Charles Marie), fut baptisé le 29 novembre 1775 à Saint-Clair. Il était maire de la commune de Saint-Ustre (commune rattachée à Ingrandes par ordonnance du 18 novembre 1818) lorsqu'il y mourut le 6 mars 1808. Il avait épousé, le 20 pluviôse an VII, à Poitiers, Marie Louise de la Tousche, née le 3 août 1773 à Ingrandes, fille de Jean-Louis, chevalier, seigneur de Saint-Ustre, de Marsugeau et de la Guitière, capitaine au régiment Royal-Infanterie, et de Charlotte Thérèse Françoise de la Roche-Céry. Ils eurent :
  1. Achille, qui suit ;
6. — Levieil de la Marsonnière (Achille), né 2 août 1804 à Poitiers et décédé en 1888, épousa, le 9 août 1830, à Ingrandes, Louise Geneviève de Pierres, née le 6 vendémiaire an XIII à Lussay (Indre-et-Loire) et décédée le 3 mars 1883. Ils eurent :
  1. Marie-Louise Thérèse, née le 29 janvier 1832 à Ingrandes et décédée en 1873, qui épousa le 12 septembre 1864, à Ingrandes, Albert Marie Simon de la Mortière, capitaine de Vaisseau, né en 1825 et décédé en 1886 à Versailles ;
  2. Marie Antoinette Marguerite, née le 5 novembre 1835 à Ingrandes ;
  3. Louis Roger, qui suit ;
7. — Levieil de la Marsonnière (Louis Roger), naquit le 1er mars 1842 au château de Saint-Ustre, sur la commune d'Ingrandes. Capitaine au 21e régiment des Dragons, il fut reçu chevalier de la Légion d'Honneur le 28 décembre 1889. Son dossier indique qu'il mourut le 20 avril 1898.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire