lundi 1 septembre 2014

PIORRY

Famille localisée à Poitiers, et autour de la ville de Charroux.



Article du Centre-Presse, 27 août 2014, par Gloria.



PIORRY (Guillaume), docteur ès arts et principal du collège de Puygareau, fut inhumé le 7 mai 1654 en la chapelle du dit collège en la paroisse de Notre-Dame-la-Petite de Poitiers.

PIORRY (Pierre), notaire à Charroux, y fut inhumé le 3 novembre 1669.



PIORRY (Jean), fut l'époux de Marguerite Tison, dont il eut :
  • Marc, baptisé le 3 avril 1653 à Saint-Hilaire-le-Grand de Poitiers, qui eut pour parrain Marc Piorry (probablement celui qui suit).
Marc Piorry,
procr au preãl
de Poitiers
PIORRY (Pierre), fut l'époux de Marthe Thibault, dont il eut :
  • Marc, procureur au présidial de Poitiers, qui épousa, par contrat du 14 novembre 1655, devant Levasseur, notaire à Poitiers, Catherine Charet, fille d'Antoine et de Roseline Mignon. Il fut reçu d'office dans l'armorial général de France, portant "d'azur, à un soleil rayonnant d'or".
PIORRY (François), fut l'époux de Marie Faugeroux, dont il eut :
  • Marie, qui épousa, le 19 septembre 1747, à Alloue, Jacques Maumont.
    PIORRY (Pierre), fut l'époux de Marie Rioux, qui fut inhumée le 4 janvier 1766 à Villefagnan.

    PIORRY (Marie), née vers 1773, mourut le 10 janvier 1812 à Sommières-du-Clain. Elle avait épousé Jean Métayer.


    PIORRY (Pierre), épousa, le 5 décembre 1853, à Ruffec, Marie Prebay.



    § Ier.

    1. — PIORRY (Pierre), sieur du Teil, né vers 1634 et inhumé le 1er juillet 1694 à Charroux, fut l'époux de Louise Guyot, dont il eut :
    • François, qui suit.
    • Jacques, rapporté en § II.
    • Catherine, baptisée le 22 juin 1672 à Charroux.
    • Louise, baptisée le 19 mai 1673 à Charroux.
    • Pierre, bourgeois, baptisé le 24 septembre 1674 à Charroux et inhumé le 25 janvier 1745 audit lieu.
    • Jean, sieur du Teil et du Chastelet, baptisé le 29 décembre 1675 à Charroux, qui épousa, le 19 septembre 1695, à Taizé-Aizie, Jeanne Mussaud, dont il eut : 1) Marie, baptisée le 8 août 1696 à Charroux. 2) Pierre Jean, baptisé le 17 juillet 1697 à Charroux et inhumé le 28 janvier 1699 au même lieu. 3) Antoine, baptisé le 11 février 1699 à Charroux, bourgeois et ancien serviteur de Sa Majesté, qui fut inhumé le 25 novembre 1774 au même lieu, à l'âge estimé de 77 ans. 4) François, baptisé le 31 mars 1700 à Charroux et inhumé le 9 novembre 1701 audit lieu. 5) Magdeleine Rose, baptisée le 10 novembre 1701 à Charroux, qui fut inhumée le 28 septembre 1706 audit lieu à l'âge de 5 ans. 6) Jeanne, baptisé le 28 mars 1703 à Charroux, qui fut inhumée le 2 septembre 1706 à l'âge de 2 ans. 7) Louis, baptisé le 28 avril 1704 à Charroux, qui épousa, par contrat de mariage du 10 janvier 1746 à Ruffec et par cérémonie du même jour, Jeanne Pinoteau. 8) Marie-Magdeleine, baptisée le 28 mai 1705 à Charroux. 9) Jeanne, baptisée le 21 mai 1707 à Charroux. 10) autre Jeanne, baptisée le 30 juillet 1711 à Charroux, qui fut peut-être celle qui épousa, le 14 février 1735, à Pressac, Jean Sorin, menuisier, en présence d'un Jean Piorry.
    • Etienne, baptisé le 4 mars 1678 à Charroux.
    • autre Catherine, baptisée le 24 février 1682 à Charroux.
    Veuf, il épousa, en seconds noces, le 26 avril 1683, Jeanne Gasquet.

    2. — PIORRY (François), sieur de la Beuverie, épousa, le 18 août 1689, à Benest, Françoise Babaud, qui lui donna :
    • Jeanne Catherine, baptisée le 27 avril 1691 à Charroux et inhumée le 15 juin 1695 audit lieu.
    • Jeanne Françoise, baptisée le 14 février 1693 à Charroux, qui épousa, par contrat du 2 juin 1715, à Champagne-Mouton, Pierre Dubois, puis, par contrat du 23 novembre 1720, à Champagne-Mouton, François Pascaud.
    • Gabriel, qui suit.
    • Pierre, baptisé le 11 juin 1696 à Asnois et inhumé le 13 septembre 1702 à Charroux à l'âge de 6 ans, en présence de Jean Piorry, sieur du Chastelet, son oncle.
    Veuf, il épousa, par contrat du 20 octobre 1701, devant Gay, notaire à Usson-du-Poitou, Marie Girardin, fille de feu Josué, sieur de Faugeroux et de la Grande Copine, et de Marie Leroy, en présence de Jacques Piorry le jeune, procureur au présidial de Poitiers, et de Jean Piorry, sieur du Teil, ses frères. De cette union, il eut :
    • Jeanne, baptisée le 19 juillet 1702 à Charroux.
    • Anne, baptisée le 1er septembre 1704 à Charroux.
    • Marie-Anne, baptisée le 31 mai 1707 à Asnois.
    • Antoinette, baptisée le 5 avril 1709 à Asnois.
    3. — PIORRY (Gabriel), baptisé le 17 mai 1695 à Charroux, épousa, le 23 mai 1719, à Benest, Françoise Caron, d'où :
    • Jean-Baptiste, baptisée le 31 août 1720 à Benest.
    Puis, veuf, il se remaria, par contrat du 4 janvier 1722, à Champagne-Mouton, et par cérémonie du 28 du même mois audit lieu, à Marie-Emée Morisset, dont il eut :
    • Joseph, qui suit.
    • François, baptisé le 28 octobre 1725 à Benest.
    • Gabriel, baptisé le 16 avril 1730 à Benest.
    • Jeanne Marie, baptisée le 2 septembre 1734, à Benest.
    • Antoinette, baptisée le 18 avril 1737 à Benest.
    4. — PIORRY (Joseph), baptisé le 25 novembre 1722, à Benest, épousa, le 29 janvier 1750, à Alloue, Marie Faivre, dont il eut :
    • Jean, baptisé le 30 juillet 1751 à Alloue et inhumé le 13 septembre 1791 audit lieu, épousa, par contrat du 30 janvier 1789, à Benest, et par cérémonie du 10 février suivant à Alloue, Françoise Boinaud, dont il eut : a) Jean, baptisé le 1er mars 1791 à Alloue et inhumé le 20 décembre suivant audit lieu.
    • Jacques, qui suit.
    • Marie, baptisée le 15 juin 1756 à Alloue.
    • Élisabeth, baptisée le 11 juin 1759 à Alloue, qui épousa, le 13 janvier 1795, audit lieu, Jean Barutaud.
    5. — PIORRY (Jacques)baptisé le 29 septembre 1753 à Alloue, épousa, le 20 février 1781, audit lieu, Marguerite Thorin, dont il eut :
    • Anne, baptisée le 4 décembre 1781 à Alloue.
    • Élisabeth, baptisée le 22 mai 1783 à Alloue, qui épousa, le 6 février 1809, audit lieu, Jean Moreau.
    • Jeanne, baptisée le 22 décembre 1785 à Alloue.
    • Marguerite, baptisée le 24 septembre 1788 à Alloue.
    • François, baptisé le 3 octobre 1791 à Alloue.
    • Marie, née le 9 mars 1794 à Alloue et décédée le 29 avril suivant audit lieu.
    • autre Jeanne, baptisée le 15 mai 1795 à Alloue, qui épousa, le 17 janvier 1816, audit lieu, Jean Guinot.

    § II.

    2. — PIORRY (Jacques), procureur présidial de Poitiers, baptisé le 15 septembre 1668 à Charroux, avait épousé, par contrat du 24 novembre 1693, devant Royer le Jeune, notaire à Poitiers, et le 7 octobre précédent à Saint-Hilaire-entre-les-Églises, Marie-Anne Charet (en présence de son père, Pierre, sieur du Theil), fille d'Antoine et de Marie Coullaud, dont il eut :
    • Catherine, baptisée le 9 août 1695 à Saint-Paul de Poitiers et inhumée le 29 septembre 1746 à Charroux, qui épousa, le 17 février 1722, à Saint-Michel de Poitiers, Claude Aumaistre, sieur de la Beuverie, de Charroux.
    • Marie-Anne, baptisée le 2 août 1696 à Saint-Paul de Poitiers et inhumée le 17 septembre 1708 à Saint-Michel de Poitiers, à l'âge de 12 ans.
    • Jacques François, qui suit.
    • Jeanne, baptisée le 10 septembre 1703 à Saint-Jean-Baptiste et inhumée le 17 septembre 1705 dans le grand cimetière de Saint-Michel de Poitiers.
    • Marie-Thérèse, baptisée le 19 septembre 1700 à Saint-Paul de Poitiers et inhumée sans alliance le 14 octobre 1757 à Saint-Didier de Poitiers.
    • Pierre, rapporté en § V.
    • Rose, baptisée le 31 mars 1706 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, par contrat du 9 janvier 1738, devant Charaudeau, notaire à Poitiers, et par cérémonie du 15 dudit mois à Sainte-Radégonde de Poitiers, Guillaume René Laurenceau, huissier. Elle fut inhumée le 11 juillet 1764 dans le grand cimetière de Saint-Michel de Poitiers.
    • autre Jeanne, qui épousa, 1°) le 13 avril 1733, à Sainte-Radégonde de Poitiers, Jean Fontant, veuf de Marie Pocheau, puis, 2°) le 23 janvier 1742, à Sainte-Austragésile de Poitiers, René Soulard.
    3. — PIORRY (Jacques François), procureur au présidial de Poitiers, baptisé le 29 avril 1699 à Saint-Jean-Baptiste de Poitiers et fut inhumé le 1er avril 1737 dans l'église Saint-Michel de Poitiers. Il avait épousé, le 3 février 1722, à Saint-Didier de Poitiers, Thérèse Létard, dont il eut :
    • Marie-Thérèse, baptisée le 13 février 1723 à Saint-Germain de Poitiers.
    • Pierre Jacques, qui suit.
    • Rose, baptisée le 6 janvier 1727 à Saint-Germain de Poitiers.
    • Jacques Guillaume, rapporté en § III.
    • Marc Antoine, rapporté en § IV.
    • Louis, né et baptisé le 13 août 1732 à Saint-Michel de Poitiers.
    • François, baptisé le 6 mars 1734 à Saint-Michel de Poitiers.
    • René, baptisé le 20 mai 1735 à Saint-Michel de Poitiers.
    • Dorothée, née et baptisée le 7 avril 1737 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 29 avril 1783, à Saint-Paul de Poitiers, Simon François Champion, marchand, veuf de Marie-Radégonde Boisson.
    • Magdeleine Thérèse, qui épousa, le 21 juillet 1767, à Saint-Michel de Poitiers, Michel Métayer, bourgeois de Champigny-sur-Veude, fils de feu Jacques François, sénéchal dudit lieu, et de feue Radégonde Babaud.
    4. — PIORRY (Pierre Jacques), huissier gendarme de la compagnie du prévôt général des monnaies, baptisé le 12 février 1724 à Saint-Germain de Poitiers, épousa, par contrat du 11 novembre 1748, devant Charaudeau, notaire à Poitiers, Anne Radégonde Laroche, dont il eut :
    • Thérèse Radégonde, baptisée le 9 février 1751 à Saint-Michel de Poitiers.
    • Jacques François, né le 23 juillet 1752 et baptisé ledit jour à Saint-Michel de Poitiers.
    • Jeanne Julie, baptisée le 24 décembre 1753 à Saint-Savin de Poitiers et inhumée le 23 septembre 1764 au même lieu.
    • Pierre, baptisé le 13 avril 1756 à Saint-Savin de Poitiers.
    • Pierre-François, qui suit.
    5. — PIORRY (Pierre-François), baptisé le 1er avril 1758 à Saint-Savin de Poitiers et mort le 23 janvier 1847 en la même ville, avait épousé, le 9 août 1784, à Fleuré, Adélaïde Guéritault. Après avoir été "reçu avocat au parlement de Paris le 3 février 1783, il fut, en mai suivant, agrégé de l'ordre des avocats au présidial de Poitiers. Directeur à la faculté de droit de Poitiers (29 décembre 1788), l'un des 24 notables de la commune de cette ville (5 février 1790), il fut nommé (26 mars suivant) secrétaire général pour l'accomplissement de la fédération martiale formée à Poitiers le 12 avril suivant entre toutes les gardes nationales du Poitou et des provinces Circonvoisines. Ardent partisan de la Révolution, Piorry fut nommé (juin 1790) l'un des 36 administrateurs du département de la Vienne, et, le même jour, l'un des cinq membres du directoire du département. Elu, le 3 septembre 1791, député de la Vienne à l'Assemblée législative, le 7e sur 8, par 147 voix sur 286 votants, il siégea dans la majorité, fut membre du comité des domaines, adjoint au comité de législation, et, le 21 mai 1792, déposa sur le bureau, « au nom de citoyens pauvres mais vertueux, deux paires de boucles avec cette devise. Elles ont servi à contenir les tirants de mes souliers, sur mes pieds; elles serviront à réduire, sous eux, avec l'empreinte et le caractère de la vérité, toits les tyrans ligués contre la Constitution. » Le 4 septembre 1792, le département de la Vienne l'élut membre de la Convention, le 1er sur 8, par 186 voix sur 320 votants; il prit place à la Montagne, et, dans le procès du roi, répondit au 3e appel nominal: « La réclusion, ce serait une peine non proportionnée au délit. Pour satisfaire à la justice, au texte de la loi, je vote pour la mort. » Le 9 mars 1793, il fut nommé commissaire de la Convention dans la Vienne et l'Indre, avec Le jeune, pour hâter le recrutement. Sa mission dans la Vienne fut marquée par de nombreuses visites domiciliaires, l'ouverture des lettres à la poste, l'arrestation, à la demande des « Amis de la liberté et de l'égalité, » de Poitiers, des prêtres, des religieuses et des femmes d'émigrés, « l'anéantissement » des trois corporations religieuses qui soignaient les malades. « Nos prisons, écrivait-il, regorgent de prisonniers qui se sont opposés au recrutement; il s'agirait de punir les plus coupables qui ne sont que des nobles: mais le tribunal criminel qui ne veut blesser personne, soit par faiblesse, soit par aristocratie, s'accroche à la loi du 19 mars qui rend le tribunal révolutionnaire compétent des troubles et émeutes relatifs au recrutement. » Un autre jour, il annonça que la statue de Louis XIV, qui occupait encore au 10 août 1792 la place d'armes de Poitiers, avait été renversée depuis, et qu'il y avait fait planter un arbre de la liberté. Le 29 avril, à la Société patriotique de la ville, il donna le baiser de paix à un ex-vicaire épiscopal de Bourges marié, qui « méprisant les criailleries des faux dévots, a suivi la douce, impulsion de la nature.» En mai, il quitta précipitamment la ville que menaçait l'armée vendéenne, et se rendit à la Convention pour demander des secours. 11 fut membre du comité des marchés. Compromis dans l'insurrection du 1er prairial, il essaya de se justifier, en se représentant lui-même « comme un bon diable qui n'a ni la tournure ni le talent d'un conspirateur », et décrété d'accusation le 22 thermidor an III, bénéficia de l'amnistie du 4 brumaire au IV. Appelé, le 5e jour complémentaire de l'an V, aux fonctions de commissaire du Directoire près les tribunaux civil et criminel d'Anvers, il fut nommé, le 8 brumaire an VIII, juge au tribunal de révision établi à Trèves pour les quatre départements de la rive gauche du Rhin. Il passa, le 27 frimaire an XI, à la cour d'appel de Trêves, et, le 24 ventôse an XIII, à celle de Liège, où il fut maintenu, à la réorganisation de 1811, avec le titre de conseiller. Il abandonna ses fonctions le 18 janvier 1814, à l'arrivée des troupes alliées, résida quelques mois à Givet, et rentra à Liège après les traités du 30 mai 1814. N'ayant rempli aucune fonction pendant les Cent-Jours, il ne fut pas atteint par la loi du 12 janvier 1816, et obtint sans difficulté, en août 1819, le passeport qu'il demanda pour passer quelque temps en France. Il revint mourir dans sa ville natale, à 89 ans1."

    § III.

    4. — PIORRY (Jacques Guillaume), maître chirurgien, fils de Jacques François et de Thérèse Létard (3e degré, § Ier.), baptisé le 29 février 1728 à Saint-Germain de Poitiers, fut prévôt des maîtres chirurgiens de la ville. Il épousa, le 30 janvier 1753, à Saint-Michel de Poitiers, Louise Catherine Audinet, fille de Louis Georges et de Catherine Roy, et fut inhumé le 6 juin 1766 à Saint-Cybard, ayant eu :
    • Pierre, baptisé le 22 juin 1754 à Saint-Hilaire-le-Grande Poitiers.
    • Thérèse Louise, baptisée le 12 décembre 1755 à Saint-Porchaire de Poitiers.
    • Jacques, baptisé le 8 décembre 1756 à Saint-Porchaire de Poitiers.
    • Guillaume, baptisé le 2 mars 1758 à Saint-Porchaire de Poitiers.
    • Georges, qui suit.
    • Jeanne Élisabeth, baptisée le 12 novembre 1764 à Saint-Cybard de Poitiers.
    5. — PIORRY (Georges), maître chirurgien, baptisé le 23 avril 1760 à Saint-Porchaire de Poitiers, épousa, le 10 mai 1785, à Saint-Hilaire-de-la-Celle, Anne Jolly, dont il eut :
    • Félix, baptisé le 30 septembre 1786 à Saint-Porchaire de Poitiers et inhumé le 30 novembre suivant à Saint-Saturnin de la dite ville.
    • François Constance, baptisé le 27 mars 1791 à Saint-Porchaire de Poitiers.
    • Marie Caroline, née le 18 mai 1795 à Poitiers, qui épousa, le 28 mai 1824, audit lieu, Henri Honoré Quotard, chirurgien aide major au 36e régiment de ligne, originaire de Rémone (Italie), fils des feux Jean Henri, capitaine d'artillerie, et Marguerite Arnaud. 

    § IV.

    4. — PIORRY (Marc Antoine), fils de Jacques François et de Thérèse Létard (3e degré, § Ier.), baptisé le 7 août 1730 à Saint-Savin de Poitiers, fut docteur en médecine à Chauvigny, épousa, le 13 février 1759, à Saint-Sauveur-du-Marché de Caen (Calvados), Marie-Anne Catherine Bisson, fille de Marin et de Catherine Dupont, dont il eut :
    • Jacques Antoine, qui suit.
    5. — PIORRY (Jacques Antoine)maître ès chirurgie, né vers 1763 et décédé le 19 septembre 1839 à Chauvigny, avait épousé, le 14 février 1787, à Notre-Dame-la-Grande de Poitiers, Marie-Magdeleine Bion, fille de Jean-Florent, notaire, et de Marie-Radégonde Babault. De leur union, ils eurent :
    • Marc Antoine Melchior, qui suit.
    • Magdeleine Clarice, née le 22 thermidor de l'an VIII à Chauvigny.
    • Radégonde Julie, née le 21 brumaire de l'an XII à Chauvigny.
    • Jean Henri, né le 14 germinal de l'an XIII à Chauvigny.
      • Louis Adolphe, médecin, né le 18 août 1811 à Chauvigny, qui y épousa, le 12 février 1844, Marie Amélie Hilairet, fille d'Édouard, maire de la commune, et de Marie Suzanne Constance Barbier. De leur union, ils eurent : a) Marie Constance Antoinette Berthe, née le 24 janvier 1845 à Chauvigny.
      6. — PIORRY (Marc Antoine Melchior), docteur médecin, né le 2 novembre 1790 à Chauvigny et décédé le 31 mai 1867 au même lieu, qui avait épousé, Catherine Désirée Hallé, décédée le 15 septembre 1846 à Chauvigny, puis, le 29 juin 1863, à Bonnes, Radégonde Félicité Bon, fille des feux François et Marie Roy. Ils légitimaient leurs enfants nés avant leur union :
      • Marie, née Lebond, le 18 mars 1849 à Bonnes, qui épousa, le 13 décembre 1868, à Chauvigny, Joseph Bien-Aimé Goupil, propriétaire à Verrières, fils de Guillaume et de feue Renée Marguerite Cabanne.
      • Antoine Jacques, qui suit.
      • et Adrien Marc Antoine, né Bon, propriétaire, qui naquit le 17 mai 1863 à Bonnes. Il ne fit pas son service militaire, et fut affecté aux services auxiliaires, en raison d'une pointe de hernie à droite. Il mourut sans alliance le 23 novembre 1912 à Lavoux.
      7. — PIORRY (Antoine Jacques)né Lebond, docteur en médecine à Saint-Pierre-les-Églises, puis Chauvigny et enfin Verrières, né le 10 mars 1851 à Bonnes, épousa, le 17 juillet 1873, à la Puye, Marie Pichot, fille des feux Eugène et Françoise Hélie. De leur union, naquirent :
      • Andrée Marthe Suzanne, née le 1er novembre 1877 à Chauvigny, qui épousa, le 12 août 1896, à Verrières, Joseph Gabriel Edouard Moreau, courtier à Poitiers, fils de feu Marie Jules Alfred et de Marie Sidonie Chabot.
      • Odette Thérèse, née le 25 décembre 1883 à Verrières, qui épousa, le 21 juin 1909, audit lieu, Paul Marie Georges Servant, négociant à Poitiers, fils de Jacques Marie Georges, sénateur de la Vienne, et d'Albertine Marie Durand.
      • Jeanne Gabrielle Adrienne, née le 28 juin 1886 à Verrières, qui épousa, le 7 mai 1909, audit lieu, Paul Auguste Dumas, docteur en médecine à Bussière-Poitevine (Haute-Vienne), fils de François, négociant, et de feue Marie Berry.

      § V.
        3. — PIORRY (Pierre), dit le Jeune, fils de Jacques et de Marie-Anne Charet (2e degré, § Ier.), procureur au présidial de Poitiers et bourgeois de la maison commune, fut également syndic de la communauté des procureurs de la ville. Né le 5 décembre 1704 et baptisé le lendemain, il fut inhumé le 18 juin 1769 à Saint-Michel de Poitiers, où il avait épousé, le 30 janvier 1731, Louise Audinet, qui lui donna :
        • Louis, baptisé le 20 mai 1732 à Saint-Michel de Poitiers.
        • Louis Pierre, baptisé le 16 février 1734 à Saint-Michel de Poitiers.
        • Rose Marie-Thérèse de Jésus, baptisée le 4 avril 1735 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 23 novembre 1756, audit lieu, Pierre-Emmanuel Marquet-Badard, fils de Pierre, procureur et notaire de Monthoiron, et de Rose Anne Texereau.
        • Marie-Anne, baptisée le 28 mars 1736 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 31 mai 1768, audit lieu, Pierre René Perret, veuf de Marie-Rose Ayrault, fils de Pierre René et de Marie Agathe Nebout.
        • Pierre, qui suit.
        • Louise Catherine, baptisée le 27 septembre 1739 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 8 février 1763, audit lieu, Jean-de-Dieu de Cressac, procureur. Elle fut inhumée le 2 janvier 1769 à Notre-Dame-la-Petite de Poitiers.
        • Françoise Louise, baptisée le 20 avril 1742 à Saint-Michel de Poitiers.
        • Louis Joseph, rapporté en § VII.
        4. — PIORRY (Pierre), avocat et procureur au conseil supérieur et au présidial de Poitiers, baptisé le 12 juin 1738 à Saint-Michel de Poitiers, épousa, le 23 mai 1758, à Archigny, Marie-Modeste Fortunée Faulcon, fille de Jacques, avocat en parlement, et de Marie-Marguerite Modeste Doré. De leur union, naquirent :
        • Pierre Modeste, né et baptisé le 14 mars 1759 à Saint-Michel de Poitiers, qui fut chanoine de Saint-Léger de Loudun en 1780, puis curé de Sainte-Radégonde de Poitiers en 1791.
        • Marie-Louise Sophie, baptisée le 14 juin 1760 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 11 novembre 1782, audit lieu, Augustin Rouillé, sieur de la Girardière, avoué, fils d'Augustin, greffier du comté des Olonnes et ancien capitaine au bataillon des molices gardes-côtes des Sables, ainsi que notaire, et de Marie-Angélique Victoire Marguerite Mercier-Dupin.
        • Radégonde Pélagie, née le 30 novembre 1761 et baptisée le lendemain à Saint-Michel de Poitiers.
        • Louis Simon, homme de loi et notaire, baptisé le 21 décembre 1762 à Saint-Michel de Poitiers et décédé le 14 avril 1831 en la dite ville, qui avait épousé, le 26 juillet 1791, à Beaumont, Marguerite Félicité Pelletier, fille de feu Vital Joseph et de Michelle Félicité Terminal. De leur union, ils eurent : a) Eugène Charles Louis, né le 26 prairial de l'an IX à Poitiers. b) Sophie Hortense, née vers 1795, qui épousa, le 28 octobre 1812, à Poitiers, Louis Zéphirin Béra, officier de marine, fils de Joseph Charles, avocat, chevalier de l'empire et membre de la Légion d'Honneur, et de Marie Sophie Dumoustier. c) Éléonore Félicité, née le 9 octobre 1802 à Poitiers, qui épousa, le 11 janvier 1825, audit lieu, Henri Antoine Bert, notaire en la dite ville, fils de René Antoine, notaire, et de Marie-Monique Dubois. d) Louis Alexandre, employé des contributions indirectes, né le 21 septembre 1806 à Poitiers, qui épousa, le 12 janvier 1839, à Loudun, Agathe Zélaïde Renou, veuve de feu François Xavier Gilles de la Tourette, fille de feu Louis, et d'Agathe Spesol. e) Louis Modeste, capitaine au 40e de ligne en retraite, chevalier de la Légion d'Honneur par décret du 12 juin 1856 et de l'ordre romain de Sa Sainteté Pie IX, né le 6 mars 1808 à Poitiers, qui y épousa, le 22 février 1860, Geneviève Justine Piorry, fille de feu Jean-Baptiste et de Florence Chantal Mantin (voir ci-dessous). f) Pierre Théodore, né le 12 octobre 1810 à Poitiers.
        • Nicolas Alexandre, qui suit.
        • Louis, baptisé le 31 mars 1766 à Saint-Michel de Poitiers et inhumé le 14 août 1779 audit lieu.
        • Alexis, né le 25 mai 1769 et baptisé le lendemain à Saint-Michel de Poitiers, qui fut inhumé le 18 septembre 1791 au grand cimetière de la dite paroisse, en présence de Pierre Modeste, curé de Sainte-Radégonde de Poitiers, de Louis Simon, homme de loi, et d'Augustin Rouillé, avoué, ses frères et beau-frère.
        • Rosalie, baptisée le 14 janvier 1771 à Saint-Michel de Poitiers, qui épousa, le 11 brumaire de l'an XI (2 novembre 1802), à Poitiers, Jean Auguste Collet, notaire public, fils de Louis, propriétaire, et de Marie Suzon.
        • Jean-Baptiste, rapporté en § VI.
        5. — PIORRY (Nicolas Alexandre), directeur employé des hôpitaux militaires, puis notaire à Dissay, fut baptisé le 22 novembre 1763 à Saint-Michel de Poitiers et mourut le 10 mars 1836 à Jaunay-Clan. Il avait épousé, le 16 germinal de l'an IV, à Châtellerault, Marie-Modeste Radégonde Baudy, fille de Jean René Marie et de Radégonde Rose Faulcon. De leur union, ils eurent :
        • Pierre Philbert, qui suit.
        • Radégonde Rose, née vers 1798 et décédée le 20 brumaire de l'an IX à Châtellerault.
        • Rosalie Modeste, née le 27 fructidor de l'an VIII à Dissay.
        • Anne Virginie, née le 4 floréal de l'an X à Dissay et décédée le 16 avril 1888 à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, qui avait épousé, le 26 juillet 1825, à Dissay, Paul Louis Amiet, praticien, fils de Charles Louis Hilaire, capitaine en retraite et chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur, et de Cécile Anne Marie de la Fargue.
        • Alexandre Modeste, né le 29 vendémiaire de l'an XII à Dissay.
        • Rose Hortense, née le 10 vendémiaire de l'an XIV à Dissay, qui y épousa, le 13 septembre 1824, Vincent Philbert Galletier, propriétaire, fils de Jean-François, également propriétaire, et de Louise Claire Guérineau.
        • Marie-Adélaïde, née le 26 janvier 1807 à Dissay, qui mourut sans alliance le 7 septembre 1870 à Saint-Georges-lès-Baillargeaux.
        • Radégonde Angélique, née le 9 juillet 1809 à Dissay, qui épousa, le 1er mars 1837, à Jaunay-Clan, Christosome Laurioux, veuf d'Anne Bratifard, fils de feu Christosome et 
        • de feue Catherine Mordere.
        • Anne Eugénie, née 14 janvier 1813 à Dissay et décédée le 16 octobre 1813 à Saint-Georges-lès-Baillargeaux.
        • René Auguste, né le 2 août 1815 à Dissay.
        6. — PIORRY (Pierre Philbert), praticien puis inspecteur départemental au service des enfants trouvés, naquit le 19 janvier 1797 à Châtellerault. Il épousa, le 4 mars 1818, à Smarves, Marie Rosalie Piorry, fille de Louis Sébastien et de Thérèse Rosalie Marzellé (v. 5e degré, § VII.). De leur union, ils eurent :
        • Alexandre Pierre Louis, né le 12 janvier 1824 à Smarves et décédé le 21 avril suivant audit lieu.
        • Pierre Placide, né le 21 novembre 1825 à Smarves.
        • Louise Ernestine, née le 12 décembre 1828 à Poitiers, qui y épousa, le 12 août 1856, Henri Modeste Auguste Pontenier, caissier principal à la gare de Poitiers, fils de Victor et de Marie-Sophie Rouillé (V. PONTENIER de Civray).


          § VI.


          5. — PIORRY (Jean-Baptiste), dit le Jeune, né le 24 juin 1774 et baptisé le lendemain à Saint-Michel de Poitiers, qui mourut le 14 février 1860 en la dite ville. Il y avait épousé, le 30 fructidor de l'an VII (31 septembre 1799), Florence Chantal Mantin, fille de Louis et de Françoise Pingault. De leur union, ils eurent :
          • Pierre Placide, né le 28 fructidor de l'an IX à Poitiers.
          • Louis Eugène, né le 3 floréal de l'an XI à Poitiers.
          • Jean-Baptiste Lucien, né le 15 floréal de l'an XIII à Poitiers.
          • Julie Chantale, née le 28 septembre 1808 à Poitiers et décédée le 4 octobre 1808 à Ligugé.
          • Jules Modeste, qui suit.
          • Geneviève Justine, née le 29 novembre 1810 à Poitiers, qui épousa, le 22 février 1860, en la dite ville, Louis Modeste Piorry, fils de Louis Simon et de Marguerite Félicité Pelletier (voir ci-dessus).
          6. — PIORRY (Jules Modeste)docteur médecin, maire et membre du conseil municipal de Saint-Georges-lès-Baillargeaux, né vers 1809 à Poitiers et décédé le 5 janvier 1866 en cette commune, avait épousé, le 3 mai 1847, à Angles-sur-l'Anglin, Virginie Magdeleine Turquand,  fille d'Alexandre, propriétaire, et de Pauline Croq, dont il eut :
          • Ephémie Marie Pauline, née le 12 juillet 1848 à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, qui épousa, le 11 août 1868, audit lieu, Victor Benjamin Nazaire Brun, docteur en médecine à Tournon (Indre), fils de Benjamin Nazaire, notaire, et de feue Marie-Anne Aphasie Brun.
          • Henri Placide Jules, né le 16 juillet 1850 à Saint-Georges-lès-Baillargeaux.
          • Gabrielle Calixte Justine, née le 5 juin 1855 à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, qui y épousa, le 19 novembre 1878, Élie Fernand Ducellier, propriétaire à Châtellerault, fils de feu Pierre et de Victorine Théonie Mascaret.

          § VII.

          4. — PIORRY (Louis Joseph), dit le Jeune, procureur au présidial de Poitiers et autres cours royales, fils de Pierre et de Louise Audinet (3e degré, § V.), propriétaire, baptisé le 12 août 1744 à Saint-Michel de Poitiers, fut maire de Smarves où il mourut le 23 février 1826. Il avait épousé Marie-Louise Boilève, dont il eut :
          • Louis Sébastien, propriétaire à Smarves, né et baptisé le 9 décembre 1778 à Saint-Michel, épousa, le 15 frimaire de l'an VI, à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, Thérèse Rosalie Marzellé, fille d'Alexis, et en eut : a) Marie-Rosalie, née le 3 prairial de l'an VIII à Saint-Georges-lès-Baillargeaux, qui épousa, le 4 mars 1818, à Smarves, Pierre Philbert Piorry, fils de Nicolas Alexandre et de Marie-Modeste Radégonde Baudy (6e degré, § V.).
          • Pierre Modeste, qui suit.
          • Jacques, né et baptisé le 29 septembre 1783 à Saint-Michel de Poitiers et inhumé le 26 août 1784 audit lieu.
          • Marie Joseph, né le 28 janvier 1785 et baptisé ledit jour à Saint-Michel de Poitiers, qui fut le 26 février 1786 au même lieu.
          • Rosalie Marie, née le 17 avril 1788 et baptisée ledit jour à Saint-Michel de Poitiers.
          5. — PIORRY (Pierre Modeste), né  le 2 octobre 1780 et baptisé le lendemain à Saint-Michel de Poitiers, qui eut pour parrain Pierre Modeste Piorry, chanoine de Saint-Léger de Loudun, qui épousa, le 11 décembre 1793, à Poitiers, Julie Louise Françoise Picault de la Féraudière. De leur union, ils eurent :
          • Pierre Adolphe, qui suit.
            Pierre Adolphe
            Piorry
            (1794-1879)
            6. — PIORRY (Pierre Adolphe), né le 10 nivôse de l'an III (30 décembre 1794) à Poitiers et mort le 29 mai 1879 à Paris (8e arrondissement), fut professeur de clinique à la faculté de médecine. Il fut reçu à ce titre chevalier de la légion d'honneur, par décret du 29 avril 1838, puis officier par décret du 3 novembre 1866. Tel que le décrit M. Tillaux, pour ses obsèques, "M. Piorry n'était encore qu'un adolescent lorsqu'il débuta dans la médecine. A l'âge de dix-huit ans, de 1812 à 1814, il fut attaché comme chirurgien militaire à l'armée de Catalogne. Reçu docteur en 1816, il fut nommé membre adjoint de l'Académie de médecine dès 1823. Il devint agrégé de la Faculté en 1826, et médecin du bureau central en 1827.  Notre collègue avait donc conquis à l'âge de trente-trois ans, par son travail et grâce à la saine et salutaire institution du concours, une place éminente dans notre profession. Mais ces premiers succès, loin de ralentir son ardeur, ne firent que l'exciter. M. Piorry voulait monter plus haut, il voulait acquérir la position si ardemment désirée de professeur à la Faculté de médecine.  A cette époque, la porte d'entrée de la Faculté était le concours. M. Piorry se lança résolument dans la lutte, et quatre fois fut repoussé, mais non sans gloire. A son cinquième concours, en 1840, il obtint la chaire de pathologie médicale. C'est que M. Piorry possédait à un haut degré l'une des qualités maîtresses qui font arriver les hommes au but qu'ils ambitionnent, la persévérance. M. Piorry avait en outre une foi robuste en son avenir et une confiance inébranlable en lui-même. Aussi son nom devint-il bientôt l'un des plus répandus dans le monde médical tout entier. M. Piorry a publié une quantité immense de travaux. Les premiers furent relatifs à l'anatomie et à la physiologie ; il fit même, de 1817 à 1832, un cours libre de physiologie. D'ailleurs, les aptitudes de M. Piorry étaient très-variées; c'est ainsi qu'il offrit ce spectacle inaccoutumé d'un candidat concourant à la fois et presque avec un égal succès pour le bureau central en médecine et pour le bureau central en chirurgie. Notre collègue était même poète à ses heures. Mais l'oeuvre capitale de M. Piorry est la percussion médiate, la plessimétrie, l'organographisme. Sa vie n'a guère été qu'une longue lutte pour le triomphe des idées qu'il a défendues jusqu'au bout avec une indomptable énergie et une conviction profonde. Ce n'est pas ici le lieu de juger l'œuvre considérable de notre collègue, bien que la postérité ait en quelque sorte depuis longtemps déjà commencé pour lui. Affirmons toutefois, sans crainte, que le nom de Piorry est impérissable et restera l'un des plus considérés de la médecine française2." Il avait épousé 1°) Fanny Hébert, puis 2°) Marie-Louise Moulin, ayant eu :
            • Adélaïde Alexandrine Clara, qui épousa, le 9 août 1856, à Paris (1er arrondissement ancien), Auguste Désiré Huguet.




            1— Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, Adolphe Robert et Gaston Cougny.
            2Bulletin de l'Académie nationale de médecine, 1879, p. 593.

            lundi 18 août 2014

            LESUEUR

            Famille d'Usson-du-Poitou, puis de Civray, dont deux enfants migrèrent aux confins du Bas-Poitou. La famille se dispersa ensuite entre Nantes, réfugiée lors des guerres de Vendée, et en Charente-Maritime.



            § Ier.

            1. — LESUEUR (Pierre), fut l'époux de Marguerite Bernard, dont il eut :
            • Jeanne, baptisée le 28 juillet 1641 à Usson-du-Poitou.
            • Perrette, baptisée le 19 septembre 1643 à Usson-du-Poitou.
            • Pierre, qui suit.
            • Marie, baptisé le 3 octobre 1649 à Usson-du-Poitou.
            • Françoise, baptisée le 5 janvier 1651 à Usson-du-Poitou.
            • Adrienne, baptisée le 12 juillet 1653 à Usson-du-Poitou et inhumée le 23 février 1723 au même lieu, y avait épousé, le 10 novembre 1680, Jean Baumier, sieur du Cormier, fils de Jacques et de Françoise Guillot.
            • probablement Perrine, née vers 1654 et inhumée le 15 février 1684 à Usson-du-Poitou.
            • Antoinette, baptisée le 14 mai 1656 à Usson-du-Poitou.
            • François, baptisé le 26 février 1659 à Usson-du-Poitou, qui y était sergent royal, lorsqu'il épousa, le 24 avril 1684, à Civray, Catherine Sorin, fille de Paul et de Marie Manant. De leur union, naquirent : a) Marie, baptisée le 19 janvier 1685 à Civray et inhumée le 26 du même mois au même lieu. b) François, baptisé le 3 mars 1686 à Civray.
            2. — LESUEUR (Pierre), baptisé le 20 décembre 1646 à Usson-du-Poitou, était maître-écrivain lorsqu'il épousa, le 13 janvier 1670 à Civrazy, Magdeleine Moreau, fille de François et de Marguerite Baston. De leur union, naquirent :
            • Jeanne, baptisée le 24 février 1671 à Civray et inhumée le 3 février 1704 à Usson-du-Poitou, avait épousé, le 21 août 1692, à Civray, Pierre Landrais, cordonnier.
            • Charles, baptisé le 25 février 1672 à Civray, qui épousa, le 22 novembre 1701, à Château-Garnier, Suzanne Bellaud.
            • Pierre, qui suit.
            • Marie-Magdeleine, baptisée le 24 juin 1676 à Civray.
            3. — LESUEUR (Pierre), baptisé le 27 décembre 1673 à Civray, épousa le 11 février 1697, audit lieu, Marguerite Guillemot. De leur union, naquirent :
            • Pierre, qui suit.
            • Marguerite, baptisée le 6 février 1702 à Civray.
            • Marie, née vers 1708 et inhumée le 15 janvier 1711 à Civray.
            Veuf, il se remaria, le 10 février 1720, à Civray, Magdeleine Pingault. De cette union, naquirent :
            • Jean-Baptiste, du second lit, baptisé le 6 novembre 1720 à Civray.
            • et Médard, rapporté en § II.
            4. — LESUEUR (Pierre), baptisé le 17 août 1698 à Civray, s'installa à Mortagne-sur-Sèvre (Vendée), où il fut notaire et procureur de la dite baronnie. Il avait épousé Marie Guignon, dont il eut :
            • Pierre, qui suit.
            5. — LESUEUR (Pierre), épousa, le 21 novembre 1764, à Mortagne-sur-Sèvre, Marie Choisnet, fille de Pierre et de Marie Chevoleau. De leur union, ils eurent :
            • une fille née sans vie le 15 juillet 1767 à Mortagne-sur-Sèvre.

            § II.

            4. — LESUEUR (Médard), fils de Pierre et de Magdeleine Pingault (3e degré, § Ier.), fut baptisé le 8 juin 1722 à Civray. Il épousa, le 26 octobre 1744, à Mortagne-sur-Sèvre, Élisabeth Loizeau, où il fut inhumé le 21 mai 1765. De son union, naquirent :
            • Jean-Baptiste Médard, qui suit.
              1. Benjamin Charles, baptisé le 27 décembre 1746 à Mortagne-sur-Sèvre et inhumé le 17 mai 1752 au même lieu.
              2. Pierre, baptisé le 3 janvier 1749 à Mortagne-sur-Sèvre et inhumé le 30 décembre 1750 au même lieu.
              3. Élisabeth, baptisé le 19 avril 1750 à Mortagne-sur-Sèvre et inhumée le 11 octobre 1751 audit lieu.
              4. Toussaint Charles, rapporté en § III.
              5. Louis, libraire, baptisé le 1er mars 1758 à Mortagne-sur-Sèvre et inhumé le 10 février 1788 audit lieu, qui y avait épousé, le 26 janvier 1780, Louise Marie Choisnet, fille de Pierre et de Louise Bagnard. De leur union, ils eurent : a) Louise Perrine, baptisée le 16 octobre 1780 à Mortagne-sur-Sèvre, qui mourut sans alliance le 21 octobre 1852 audit lieu. b) Marie, baptisée le 8 septembre 1781 à Mortagne-sur-Sèvre. c) Élisabeth Charlotte, baptisée le 16 janvier 1783 à Mortagne-sur-Sèvre. d) Louis Médard, baptisé le 25 février 1786 à Mortagne-sur-Sèvre et inhumé le 28 novembre 1787 au même lieu. e) Pierre Aimé Victor, baptisé le 21 juillet 1787 à Mortagne-sur-Sèvre.
              5. — LESUEUR (Jean-Baptiste Médard), baptisé le 29 août 1745 à Mortagne-sur-Sèvre, qui épousa,  le 17 octobre 1768, audit lieu, Marie Guillemet, dont il eut :
              • Pierre Jean, qui suit.
              • Marie-Jeanne, baptisée le 10 juin 1773 à Mortagne-sur-Sèvre et inhumée le 6 août 1773 audit lieu.
              6. — LESUEUR (Pierre Jean), propriétaire à la Châtaigneraie, puis à Mortagne-sur-Sèvre, ancien officier d'infanterie et enfin notaire aux Herbiers, notaire honoraire au Boupère et suppléant du juge de paix du canton de Pouzauges, fut baptisé le 16 juillet 1770 à Mortagne-sur-Sèvre. Il épousa, le 20 thermidor de l'an VII (7 août 1799), à Pouzauges, Modeste Charlotte Ayrault, propriétaire à Montournais, fille de Julien Jacques et de Jeanne Modeste Bineau et mourut le 3 septembre 1840 au Boupère, ayant eu :
              • Louis Pierre Isidore, propriétaire à la Venassière du Boupère puis médecin à Saint-Laurent-sur-Sèvre, né le 19 vendémiaire de l'an X (11 octobre 1801) à la Châtaignerie et décédé le 25 juillet 1875 à Saint-Laurent-sur-Sèvre, qui épousa, le 2 mai 1854, à Saintes, Anne Jeanne Louise de Rigaud de Vaudreuil, fille de Jean-Louis de Rigaud, comte de Vaudreuil, et de Jeanne Marie-Thérèse de Villemenot.
              • Victor Onésime, qui suit.
              • Modeste Julie Dorothée, née le 11 novembre 1809 à Mortagne-sur-Sèvre et décédée le 22 octobre 1815 audit lieu.
              • et son jumeau Paul Alexandre Médard, né le même jour audit lieu, qui était propriétaire à Melle en 1843.
              • Marie Lucie Percide, née le 8 septembre 1811 à Mortagne-sur-Sèvre.
              • Athénaïde Palmire, née le 30 juillet 1814 à Mortagne-sur-Sèvre.
              • Julie Victoire, née le 16 juin 1818 aux Herbiers.
              • Julie Lucie Alexandrine, religieuse, née le 9 janvier 1823 aux Herbiers et décédée le 19 août 1877 aux Brouzils.
              7. — LESUEUR (Victor Onésime), juge de paix auprès du tribunal civil et de la cour d'assise de Saintes, puis président dudit tribunal, et enfin conseiller à la cour de Poitiers, né le 3 ventôse de l'an XII à Mortagne-sur-Sèvre et mort le 11 juillet 1860 à Poitiers, avait épousé, le 19 mai 1843, à Saintes, Marie-Anne Victorine Seguin, fille de Pierre Barthélémy, docteur médecin, et de Marie-Anne Marguerite Garreau. De cette union, il eut :
              • Émile Henri, né le 3 avril 1844 à Saintes, qui mourut le 26 mars 1845 audit lieu.
              Puis il épousa, le 23 août 1847, à Saintes, Thérèse Laure Guillau de Sersé, fille de feu Pierre Nicolas Charles Édouard, vivant procureur du roi auprès du tribunal civil de Fontenay-le-Comte, et de feue Victoire Thérèse Lovell.dont il eut :
              • Marie-Thérèse Victorine Clémence, née le 18 juin 1848 à Saintes, religieuse carmélite, qui y mourut le 10 avril 1874.
              • Pierre Onésime Alexandre Émile, qui suit.
              • Victor Auguste Charles Louis, né le 22 janvier 1851 à Saintes.
              • Jean-Marie Jules Henri, né le 20 juin 1854 à Saintes.
              • Angel Eutrope Édouard Paul, employé des finances puis secrétaire de l'hospice, né le 3 octobre 1855 à Saintes, qui épousa Marie-Blanche Priquet de Guippeville, dont il eut : a) Marie-Thérèse Clémence, né le 16 octobre 1884 à Saintes. b) Henri Marie Gabriel Eutrope, né le 30 avril 1886 à Saintes et décédé le 13 mai suivant audit lieu.
              • Eugène Augustin Victor, maréchal des logies au 94e d'artillerie en résidence à Angoulême en 1880, né le 12 octobre 1857 à Saintes. Par jugement du tribunal civil de Saintes, en date du 29 octobre 1897, son patronyme fut changé en "Le Sueur".
              8. — LE SUEUR (Pierre Onésime Alexandre Émile)né le 20 octobre 1849 à Saintes, qui fut élève de l'école spéciale militaire à partir du 20 octobre 1869. Sous-lieutenant au 7e régiment de ligne en août 1870, il rejoignit le 1er régiment de marche, puis, l'année suivante,  le 1er régiment de ligne, au sein duquel il fut gradé lieutenant le 22 mai 1873. En octobre de cette même année, il rejoignit le 127e régiment de ligne, et c'était en qualité qu'il épousa, le 14 juillet 1879, à Saint-Jean-d'Angély, Marie Madeleine de Bussac, fille d'Isidore Charles, propriétaire, et de Marier Julie Gontier. Il fut gradé capitaine le 2 mai 1881, puis fut envoyé à l'intendance militaire, avec le grade d'adjoint à l'intendance, le 3 août 1882. Il était sous-intendant militaire de 3e classe à Cahors lorsqu'il fut reçu Chevalier de la Légion d'Honneur, par décret du 29 décembre 1891 par le ministère de la guerre, puis de 1e classe à Nantes lorsqu'il fut élevé Officier de la Légion d'Honneur, par décret du 30 décembre 1908 par ce même ministère. Son patronyme avait été changé en "Le Sueur", par dépêche ministérielle du 19 mai 1892. Il mourut le 23 août 1936 à Nantes, ayant eu :
              • Marie-Madeleine, née le 16 juillet 1880 à Saintes.
              • Marthe Marie, née le 3 septembre 1881 à Valenciennes (Nord), qui épousa, le 24 octobre 1903, à Nantes, Jean Marie Charles Delille de Bussac.
              • Henri, qui suit.
              Henri Le Sueur
              (1889-1963)
              9. — LE SUEUR (Henri), naquit le 9 août 1889 à Cahors et épousa, le 15 avril 1920, à Paris (7e arrondissement), Madeleine Jeanne de la Taste. Ancien élève de l'École Polytechnique (promotion 1908) et de l'École des Mines de Paris (promotion 1912), il fut professeur des mines de Saint-Étienne en 1922. Il termina sa carrière administrative comme inspecteur général des mines et président de section au Conseil Général des Mines1, et mourut le 19 octobre 1963 à Paris (12e arrondissement), ayant eu :
              • Henri, né en 1921, époux d'Édith Brun.
              • Pierre Marie Bernard, né en 1923, époux de Sara Boyer.
              • Marie-Madeleine, née en 1929, épouse du professeur Gabriel Blancher.
              • Colette, née en 1931, épouse de Bernard Marichal.
              • Jacqueline, née en 1934 et décédée en 2004, épouse du comte Aymar Guillet de Chatellus, diplômé de l'I.E.P.

              § III.

              5. — LESUEUR (Toussaint Charles), fils de Médard et d'Élisabeth Loizeau (4e degré, § II.), baptisé le 23 octobre 1752 à Mortagne-sur-Sèvre, fut marchand poêlier puis ferblantier, et se réfugia à Nantes au lieu de la Magdeleine en 1793. Il avait épousé, le 7 janvier 1785, à Clisson, Louise Dugast, dont il eut :

              • Charles Étienne, qui suit.
              • Victor, rapporté en § V.
              • Adélaïde, née vers 1793 et morte le 22 brumaire de l'an II à Nantes.
              • Élisabeth, née vers 1793 et morte le 21 vendémiaire de l'an II à Nantes.
              • autre Élisabeth, née le 24 germinal de l'an III à Nantes et décédée le 6 décembre 1815 à Nantes.
              6. — LESUEUR (Charles Étienne), sergier et fabricant à Nantes, fut baptisé le 5 janvier 1786 à Clisson et mourut le 12 décembre 1860 à Nantes. Il avait épousé, Rose Angélique Landais, dont il eut :
              • Charles Julien, né vers 1812 et décédé le 4 octobre 1813 à Nantes.
              • Charles Étienne, né le 24 août 1814 à Nantes et décédé le 29 juillet 1817 au même lieu.
              • Toussaint, qui suit.
                • Rose Angélique, né le 17 octobre 1816 à Nantes.
                • Alexandre, rapporté en § IV.
                • Victoire, née le 11 janvier 1819 à Nantes et décédée le 16 octobre 1855 à Cugand, qui avait épousé, le 30 août 1846, audit lieu, Jean-Baptiste Pilet.
                Veuf, il épousa, en secondes noces, le 18 avril 1821, à Nantes, Thérèse Houssais, dont il eut :
                • Charles Joseph, né le 13 juin 1823 à Nantes et décédé le 23 septembre 1824 au même lieu.
                • une fille, née sans vie le 17 juillet 1824 à Nantes.
                • Paul Charles, né le 2 janvier 1826 à Nantes et décédé le 10 août 1826 au même lieu.
                • Charles Étienne, fileur, né le 28 novembre 1827 à Clisson, qui épousa, le 8 avril 1861, à Nantes, Julienne Marie Brevet, jardinière.
                • Auguste, né le 2 novembre 1828 à Clisson et décédé le 21 novembre 1830 audit lieu.
                • François, carroyeur puis camionneur, né le 1er octobre 1830 à Clisson, qui épousa, le 2 janvier 1858, à Nantes, Jenny Donatienne Paboeuf, revendeuse. De leur union, ils eurent : a) François Charles Étienne, né le 10 octobre 1859 à Nantes, qui y épousa, le 23 octobre 1886, Angèle Marie Bretesché, fille de feu Paul, sabotier, et de Marie Huppé, tailleuse.
                • Thérèse Élisabeth, née le 8 janvier 1832 à Clisson et décédée le 31 octobre 1833 audit lieu.
                • Joséphine Victoire, née le 31 décembre 1833 à Clisson.
                Enfin, il épousa, en troisièmes noces, le 17 juillet 1841, à Nantes, Sophie Delaunay, journalière.

                7. — LESUEUR (Toussaint), né le 26 août 1815 à Nantes et mort le 1er novembre 1884 à Clisson, tisserand en coton dans le quartier de la Magdeleine dudit lieu, fut l'époux de Marie Luneau, dont il eut :

                • Marie Victoire, née le 6 octobre 1844 à Clisson.
                • Toussaint, qui suit.
                  • François, né vers 1852 à Clisson, tanneur, qui mourut sans alliance le 18 août 1874 audit lieu.
                  • Émile, tanneur, né le 12 mars 1858 à Clisson, qui y épousa, le 27 février 1888, Joséphine Jeanne Gravouille, domestique, fille de Jean et de Joséphine Baron, cultivateurs à Vallet. De leur union, ils eurent : a) Joséphine Jeanne Amélie, née le 24 mai 1889 à Clisson et décédée le 8 mai 1975 au même lieu, qui y avait épousé, le 29 avril 1916, André Robert Fontaine. b) Émile, né le 16 septembre 1892 à Clisson.
                  8. — LESUEUR (Toussaint)menuisier, né le 13 avril 1846 à Clisson, fut l'époux de Véronique Baudry, lingère. De leur union, ils eurent :
                  • Marie Véronique Émilie, née 20 septembre 1874 à Clisson et décédée le 1er septembre 1877 au même lieu.
                  • François Toussaint Alexandre, né 18 mai 1876 à Clisson et décédé le 7 septembre 1877 audit lieu.
                  • Véronique Marie Amélie, née le 17 juin 1878 à Clisson.
                  • Léon René Toussaint, né le 15 août 1882 à Clisson et décédé le 8 mai 1884 audit lieu.
                  • Marie-Louise Rose, née le 15 août 1882 à Clisson et décédée le 29 mai 1884 audit lieu.
                  • Toussaint François Marie, né le 30 octobre 1883 à Clisson et décédé le 18 mars 1884 audit lieu.

                  § IV.

                  7. — LESUEUR (Alexandre), fils de Charles Étienne et de Rose Angélique Landais (6e degré, § III.), tisserand, né le 23 octobre 1817 à Nantes et décédé le 28 janvier 1887 à Clisson, épousa, le 10 août 1845, à Cugand, Jeanne Guicheteau. De leur union, ils eurent :
                  • Alexandre, charron à Josigny (Seine-et-Marne), né le 4 juin 1846 à Clisson, qui épousa, le 24 août 1874, audit lieu, Rose Douezy, domestique, fille de Jean-Baptiste, maçon à Clisson, et de Rosalie Tardinel.
                  • Rose, née le 30 septembre 1848 à Clisson, qui mourut le 13 novembre 1857 à l'hospice dudit lieu.
                  • Onézime, qui suit.
                  • Clémence Françoise, née le 29 mai 1855 à Clisson, qui mourut sans alliance le 29 mars 1878 audit lieu.
                  • Marie-Alexandrine, journalière, née le 23 mai 1863 à Clisson, qui mourut sans alliance le 5 février 1888 audit lieu.
                  8. — LESUEUR (Onézime)cordonnier à Clisson, né le 30 mars 1851 audit lieu, qui épousa, le 17 septembre 1877, à Cugand, Eugénie Lévêque, fille de Pierre, poissonnier à Cugand, et de feue Marie-Anne Augelard. Il mourut le 18 décembre 1887 à Clisson. De leur union, ils eurent :
                  • Eugène, né le 19 mars 1884 à Clisson et décédé le 22 avril suivant audit lieu.

                  § V.

                  6. — LESUEUR (Victor), tisserand, fils de Toussaint Charles et de Louise Dugast (5e degré, § III.), baptisé le 28 juillet 1789 à Clisson, était sergier et tisserand. Il épousa, le 8 février 1815, à Nantes, Marie Henry, et mourut le 23 février 1866 en cette ville, ayant eu :
                  • Victor Henri, né le 15 février 1815 à Nantes.
                  • Victor Charles, qui suit.
                  • Frédéric Charles, loueur de voiture puis cocher, né le 4 mai 1817 à Nantes, y épousa, le 12 juillet 1852, Marie-Émilie Jouvence, lingère. De leur union, naquirent : a) Victor Frédéric, né le 28 mai 1853 à Nantes. b) Adolphe Émile, né vers 1854 et décédé le 22 décembre 1854 à Nantes. c) Édouard Joseph Emmanuel Marie, né vers 1858 et décédé le 1er février 1859 à Nantes.
                  • Jean Alexis, né le 18 juillet 1818 à Nantes.
                  • Marie-Rose, née le 15 décembre 1819 à Nantes.
                  • Adèle, née le 23 août 1821 à Nantes.
                  • Élisabeth, née le 12 mai 1825 à Nantes et décédée le 13 octobre 1873 à Martinet, qui avait épousé, le 27 mai 1846, à Beaulieu-sous-la-Roche, François Guiochet.
                  • Rose Joséphine, née le 20 mai 1827 à Nantes.
                  • Jeanne Agathe, née vers 1829 et décédée le 26 février 1829 à Nantes.
                  • Alexandre, né le 25 novembre 1830 à Nantes, qui y fut cocher et qui mourut sans alliance le 18 août 1851.
                  • Louise Victorine, lingère, née le 10 août 1833 à Nantes, qui eut hors mariage : a) Camille Alphonse Victor, typographe, né le 20 septembre 1854 à Nantes, qui y épousa, le 17 octobre 1879, Félicia Anna Briantais, veuve de feu Marcellin Alfred Philippe Rochard, tailleur, et fille de feu Louis Charles Félix, mécanicien à Brest, et de Justine Dorothée Guillermé.
                  • Anastasie, née le 10 janvier 1835 à Nantes et décédée le 25 avril suivant au même lieu.
                  7. — LESUEUR (Victor Charles), homme de confiance, puis domestique et cuisinier, naquit le 25 mai 1816 à Nantes. Il épousa, le 13 novembre 1837, à Nantes (6e canton), Clarisse Geneviève Briand, fille de Pierre, tonnelier, et de Marie Boutin, dont il eut :
                  • Clarisse Victorine, née le 27 novembre 1838 à Nantes.
                  • Victor Émile Frédéric, né le 22 décembre 1839 à Nantes.
                  • Charles Albert, né le 2 octobre 1842 à Nantes et décédé le 16 septembre 1854 au même lieu.



                  1— Fiche d'Henri Le Sueur (1889-1963), sur le site annales.org.

                  dimanche 17 août 2014

                  PESTUREAU

                  Famille originaire de Pliboux (Deux-Sèvres), dont l'un des cadets vint s'installer à Civray.



                  § Ier.

                  Hiérosme
                  Pétureau,
                  greffier des

                  rolles de
                  la parse de

                  Plibout
                  1. — PESTUREAU (Hiérosme), né vers 1636, fut notaire à Pliboux (Deux-Sèvres) et greffier des rôles de cette paroisse, et c'est en cette qualité qu'il fut reçu d'office dans l'armorial d'Hozier, portant "de gueules, à un mortier d'artillerie d'argent". Il avait épousé, le 15 janvier 1669, à Pliboux, Louise Épinoux, dont il eut :
                  • Marie, baptisée le 8 novembre 1671 à Pliboux et inhumée le 21 octobre 1678 audit lieu.
                  • Hiérosme, baptisé le 15 août 1674 à Pliboux, qui épousa, le 22 septembre 1705, à Mairé-Lévescault, Marie Naudin, fille de Jean et de Marguerite Desfroux, dont il eut au moins : a) Marguerite, baptisée le 22 septembre 1701 à Pliboux. b) Jeanne, baptisée le 15 septembre 1708 à Pliboux.
                  • Louise, née vers 1675 et inhumée le 8 octobre 1678 à Pliboux.
                  Il fut l'époux, en secondes noces, de Jeanne Trouvé, dont il eut :
                  • Jeanne, baptisée le 21 janvier 1680 à Pliboux.
                  • Pierre, qui suit.
                  2. — PESTUREAU (Pierre), né vers 1683 et inhumé le 11 octobre 1768 à Civray, y avait épousé, le 11 juillet 1718, Marie Garreau, fille de Mathurin et de Marie Badin. De leur union, ils eurent :
                  • Marie, baptisée le 20 février 1720 à Civray.
                  • Jeanne, baptisée le 3 janvier 1726 à Civray.
                  • Jean, qui suit.
                  • Louis, baptisé le 8 septembre 1735 à Civray.
                  3. — PESTUREAU (Jean), baptisé le 22 mars 1728 à Civray, épousa, le 16 octobre 1754 à Limalonges (Deux-Sèvres), Marie Berton, fille de Jacques et de Marie Boudault (v. BERTON). De leur union, naquirent :
                  • Pierre, qui suit.
                  • Marie, baptisée le 25 novembre 1755 à Civray.
                  • Marie Marguerite Magdeleine, baptisée le 18 novembre 1760 à Civray.
                  • Jean, baptisé le 17 février 1763 à Civray et inhumé le 16 janvier 1769 au même lieu.
                  • Jacques, rapporté en § II.
                  • Louis, baptisé le 21 novembre 1768 à Civray.
                  4. — PESTUREAU (Pierre), né vers 1754 et décédé le 28 novembre 1843 à Saint-Macoux, était maréchal lorsqu'il épousa, le 18 messidor de l'an II, à Saint-Pierre-d'Exideuil, Marie Granier, fille de Jean et d'Anne Texereau. De leur union, naquirent :
                  • Marie, née vers 1795 et décédée le 20 septembre 1876 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui y avait épousé, le 16 février 1824, son cousin Jacques Pestureau, fils de Jacques et de Françoise Métayer (5e degré, § II.)
                  • Marie, née le 9 pluviôse de l'an IX à Saint-Pierre-d'Exideuil , qui y avait épousé, le 2 mai 1827, Louis Boiteau, fils de François et de Louise Philippon. Elle mourut le 23 septembre 1861 à Saint-Saviol.
                  • Denis, qui suit.
                  5. — PESTUREAU (Denis), né le 14 vendémiaire de l'an XIV à Saint-Pierre-d'Exideuil, était cultivateur et propriétaire au Tardy, commune de Savigné, dont il en fut le maire. Il avait épousé, le 17 février 1830, à Blanzay, Françoise Mauduit, fille de Jean et de Françoise Mauduit, et mourut le 23 octobre 1859 à Savigné. De son union, il eut :
                  • Marie, née le 5 décembre 1830 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui épousa, le 10 septembre 1851, à Savigné, Jean Moreau, cultivateur et propriétaire à la Chauffière, fils de François et de Marie Caquet.
                  • Jeanne, née le 5 août 1832 à Saint-Pierre-d'Exideuil et décédée le 6 décembre suivant au même lieu.
                  • Pierre, né le 8 mars 1834 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui était propriétaire au Tardy en 1864.
                  • Denis, qui suit.
                  • Françoise, née le 9 novembre 1838 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui épousa, le 19 octobre 1860, à Savigné, Pierre Brouillet, cultivateur à Lizac, fils de Jean et d'Anne Garreau.
                  6. — PESTUREAU (Denis), né le 20 août 1836 à Saint-Pierre-d'Exideuil, était propriétaire au Tardy lorsqu'il épousa, le 5 octobre 1864, à Savigné, Jeanne Brouillet, soeur de Pierre ci-dessus, fille de Jean et d'Anne Garreau. De leur union, ils eurent :
                  • Denis Jean Félix, qui suit.
                  • Adélien Philippe Auguste, né le 22 février 1868 à Savigné, qui était propriétaire au Tardy en 1889.
                    7. — PESTUREAU (Denis Jean Félix), cultivateur, naquit le 6 août 1865 à Savigné et mourut le 12 juin 1901 au même lieu. Il y avait épousé, le 23 septembre 1889, Marie-Léonie Moreau, fille de Pierre et de Marie-Louise Lebrun. De leur union, ils eurent :
                    • Ezilva Marie Éliza, née le 5 novembre 1890 à Savigné et décédée le 23 septembre 1964 au même lieu, qui y avait épousé, le 12 octobre 1908, Célestin Auguste Édouard Pierron, cultivateur à Lizac, fils de Célestin et de Marie-Joséphine Alexandrine Tralboux (v. TRASLEBOUX).
                    • Denis Félix Adolphe, né le 27 août 1893 à Savigné et décédé le 21 juin 1966 au même lieu, y avait épousé, le 3 janvier 1920, Sara Valérie Brouillet.

                    § II.

                    4. — PESTUREAU (Jacques), fils de Jean et de Marie Berton (3e degré, § Ier.), maréchal, fut baptisé le 6 novembre 1765 à Civray et mourut le 1er mai 1850 à Saint-Pierre-d'Exideuil. Il avait épousé, le 23 janvier 1787, à Limalonges, Françoise Métayer, fille de Jean et de Françoise Guyard, dont il eut :
                    • Marie, née vers 1791 et décédée sans alliance le 8 octobre 1843 à Saint-Pierre-d'Exideuil.
                    • Françoise, née vers 1793, qui mourut le 18 février 1871, à Saint-Pierre-d'Exideuil, où elle avait épousé, le 13 octobre 1819, Pierre Granier, cultivateur, fils de Jacques et de Marie Magnan.
                    • Jacques, qui suit.
                    • Jeanne, née le 9 pluviôse de l'an VI (28 janvier 1798), à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui y épousa, le 8 juin 1823, Jacques Guillaud, fils de François et de Marie Métayer, et qui mourut le 18 avril 1870 à Saint-Macoux.
                    5. — PESTUREAU (Jacques), cultivateur, né vers 1795 et décédé le 6 mai 1881 à Saint-Pierre-d'Exideuil, avait épousé, le 16 février 1824, audit lieu, sa cousine Magdeleine Pestureau, fille de Pierre et de Marie Granier (v. 4e degré, § Ier.). De leur union, naquirent :
                    • Jean, né le 15 décembre 1824 à Saint-Pierre-d'Exideuil.
                    • Jean-Pierre, qui suit.
                    6. — PESTUREAU (Jean-Pierre), propriétaire, né le 21 avril 1838 à Saint-Pierre-d'Exideuil, épousa, le 20 octobre 1869 à Saint-Gaudent, Pauline Robin, fille de Jean et de Marie Poupart. De leur union, naquirent :
                    • Pierre Gabriel Germain, qui suit.
                    • Pauline Joséphine, née le 15 avril 1872 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui épousa, le 4 septembre 1895, audit lieu, Paul Émile Alphonse Valentin Pierre Hyppolite Lesire, fils de Cyprien Valentin et de Marie Félicité Gendreau (v. LESIRE).
                    • Jean-Paul, né le 31 octobre 1880 à Saint-Pierre-d'Exideuil.
                    7. — PESTUREAU (Pierre Gabriel Germain), cultivateur et propriétaire, naquit le 30 juillet 1870 à Saint-Pierre-d'Exideuil, épousa, le 2 juin 1896, audit lieu, Marie-Françoise Joséphine Eugénie Thénault, fille de Pierre et de Jeanne Françoise Rogeon. De leur union, ils eurent :
                    • Léo Félix Gabriel, né le 31 mars 1897 à Blanzay et décédé le 11 avril 1985 à Bayonne, avait épousé, le 23 mai 1923, à Choisy-le-Roi, Fernande Marguerite Latil.
                    • Noëlla Gabrielle Marthe Pauline, née le 8 mars 1900 à Saint-Pierre-d'Exideuil, qui épousa, le 1er octobre 1927, audit lieu, Raymond Arthur Collet.
                    • Pierre Eugène, qui suit.
                    Pierre Eugène
                    Pestureau
                    (1903-1943)
                    8. — PESTUREAU (Pierre Eugène), né le 1er mars 1903 à Saint-Pierre-d'Exideuil, fit, comme son frère, des études juridiques et devint huissier de justice. Il épousa, le 4 avril 1927, à Civray, Odette Sarah Marie-Madeleine Bernard, fille de Pierre, huissier, et de Marie-Marthe Sara Chevais, et s'installèrent chez ses derniers, où Pierre Pestureau travailla dans l'étude de son beau-père. "Pierre Pestureau, sous-officier d’artillerie de réserve, est un homme qui aime discuter, qui sait prendre position, et qui a de grandes idées sur l’homme et sur la liberté. Quand la guerre fait ses ravages, et que certains décident de s’organiser, s’engager dans la Résistance est pour lui une évidence. Il en est d’ailleurs de même pour son frère Léo, notaire, et sa femme Marguerite, qui, de leur côté, vont participer activement à un réseau de résistance à Saint Maur, en région parisienne. En mai 1942, à Civray, Pierre Pestureau devient le responsable local d’une organisation de Résistance, en lien avec Maître Renard, de Poitiers. Il s’agit pour Louis Renard, « délégué de la France combattante », « d’organiser la délivrance du département ». Pierre Pestureau rassemble autour de lui Norbert Portejoie, Maurice Grillas, Muleton. Le réseau Louis Renard va être démantelé par les allemands quelques mois plus tard, et tous ses membres seront arrêtés. Après un enfermement à la prison de la Pierre Levée à Poitiers, Pierre Pestureau (comme ses compagnons du réseau) est déporté en Allemagne en février 1943, où il va être condamné à mort, le 13 octobre 43, par un tribunal militaire et guillotiné le 3 décembre 1943, à la prison de Wolfenbüttel. Ce sont dix résistants français de la première heure qui sont ainsi exécutés ce jour-là. Ça n’est que le matin même qu’ils ont été informés du décret d’exécution de la condamnation à mort, décret d’exécution rendu le 16 novembre 1943 par un « tribunal du peuple nazi ». Le 3 décembre 1943, vers 18h30, les condamnés ont été amenés à l’échafaud. Ils ont alors commencé à chanter la Marseillaise1." En son hommage, la rue dans laquelle lui et sa famille avaient vécu pris son nom.



                    1— site du V.R.I.D., page sur Pierre Pestureau.